25 avril 2013

SUR LA MYSTIQUE - I


Devons-nous vivre un retour à la mystique?



Tous les hommes doivent apprendre pour connaître, car connaître est indispensable pour aimer Dieu, vivre dans la joie de ses commandements et de sa volonté si pleine de sa miséricorde; c'est quand nous connaissons que nous découvrons le bonheur de Dieu, bonheur qu'Il nous donne à flots, en même temps que sa vie. Certes, vivre avec Dieu ne supprime pas la souffrance, ni les incompréhensions, ni les épreuves; mais aucune douleur ne peut nous ôter la joie que Dieu nous donne, joie que tous les martyrs de tous les temps, ont tellement manifestée.

Aujourd'hui, un phénomène nouveau semble se manifester: l'apparition d'une nouvelle mystique. Autrefois, les saints venaient le plus souvent des familles chrétiennes: dès leur plus jeune âge, ils connaissaient Dieu. Aujourd'hui les familles sont athées ou indifférentes, l'enseignement est faussé, les sectes, œuvres de Satan, se multiplient, l'hédonisme, le pouvoir et l'argent règnent en maître. Mais soudain, pour quelques personnes, c'est comme si le ciel s'ouvrait. Comment expliquer cela?

Imaginons…  Nous sommes emprisonnés dans une grande pièce toute noire. Nous ne voyons rien et nous sommes très tristes, déprimés… Soudain les fenêtres s'ouvrent; la lumière pénètre à flots: elle n'aveugle pas car cette Lumière vient de Dieu. Nous sommes en Dieu, heureux et nous voudrions que tout le monde reçoive cette lumière: que faire? Tout simplement témoigner, témoigner, et encore témoigner, tout en fortifiant sa foi, donc en apprenant, c'est-à-dire en recevant des enseignements. Pour donner Dieu, il faut découvrir Dieu, mais quel Dieu?

Il est un autre point de la nouvelle mystique que les "vieux" chrétiens ont du mal à comprendre. Les nouveaux convertis, utilisant leur langage courant, parlent généralement de "sensations", de ressenti". Ils ont un impérieux besoin de "sentir" Dieu, qu'ils aiment vraiment. Ils feraient, disent-ils, n'importe quoi pour continuer à "sentir" Dieu, mais bientôt surgissent des difficultés imprévues. Il faut obligatoirement sortir des plaisirs, de son confort, de ses péchés, mais aussi de son égoïsme, du sexe, de toutes ces choses mortelles que l'on enseigne dans nos écoles comme étant les nouvelles et vraies valeurs.

À SUIVRE
Paulette Leblanc

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