Devons-nous vivre un retour à la mystique?
Tous les hommes doivent apprendre pour connaître, car
connaître est indispensable pour aimer Dieu, vivre dans la joie de ses
commandements et de sa volonté si pleine de sa miséricorde; c'est quand nous
connaissons que nous découvrons le bonheur de Dieu, bonheur qu'Il nous donne à
flots, en même temps que sa vie. Certes, vivre avec Dieu ne supprime pas la
souffrance, ni les incompréhensions, ni les épreuves; mais aucune douleur ne
peut nous ôter la joie que Dieu nous donne, joie que tous les martyrs de tous
les temps, ont tellement manifestée.
Aujourd'hui, un phénomène nouveau semble se manifester:
l'apparition d'une nouvelle mystique. Autrefois, les saints venaient le plus
souvent des familles chrétiennes: dès leur plus jeune âge, ils connaissaient
Dieu. Aujourd'hui les familles sont athées ou indifférentes, l'enseignement est
faussé, les sectes, œuvres de Satan, se multiplient, l'hédonisme, le pouvoir et
l'argent règnent en maître. Mais soudain, pour quelques personnes, c'est comme
si le ciel s'ouvrait. Comment expliquer cela?
Imaginons… Nous
sommes emprisonnés dans une grande pièce toute noire. Nous ne voyons rien et
nous sommes très tristes, déprimés… Soudain les fenêtres s'ouvrent; la lumière
pénètre à flots: elle n'aveugle pas car cette Lumière vient de Dieu. Nous
sommes en Dieu, heureux et nous voudrions que tout le monde reçoive cette
lumière: que faire? Tout simplement témoigner, témoigner, et encore témoigner,
tout en fortifiant sa foi, donc en apprenant, c'est-à-dire en recevant des
enseignements. Pour donner Dieu, il faut découvrir Dieu, mais quel Dieu?
Il est un autre point de la nouvelle mystique que les
"vieux" chrétiens ont du mal à comprendre. Les nouveaux convertis,
utilisant leur langage courant, parlent généralement de "sensations",
de ressenti". Ils ont un impérieux besoin de "sentir" Dieu,
qu'ils aiment vraiment. Ils feraient, disent-ils, n'importe quoi pour continuer
à "sentir" Dieu, mais bientôt surgissent des difficultés imprévues.
Il faut obligatoirement sortir des plaisirs, de son confort, de ses péchés,
mais aussi de son égoïsme, du sexe, de toutes ces choses mortelles que l'on
enseigne dans nos écoles comme étant les nouvelles et vraies valeurs.
À SUIVRE
Paulette Leblanc


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