24 juin 2011

PARTAGER LES DOULEURS DE MARIE

« Je veux t'associer à moi... »

La Petite-Maman m’a prise dans ses bras comme une petite enfant, m’a caressée et m'a embrassée très tendrement.

J’ai pu voir que son Cœur très saint était tout criblé de flèches. Et, pleine de compassion, pendant qu'elle m'embrassait, je les Lui enlevais, avec beaucoup, beaucoup de précaution et les plantais ensuite dans mon propre cœur.

— O non, ma Maman chérie, l'enfant qui aime sa mère, s'il le peut, ne la laisse pas souffrir. Je veux, moi, endurer vos douleurs et celles de Jésus.

― Je veux, mon enfant, t'associer à moi et je veux que tu répares, par ta souffrance, pour le Cœur de mon Jésus : Il est si offensé ![1] Souffrons ensemble, unies dans la même douleur, comme un seul cœur.
Si seulement tu savais combien l'acte héroïque de ta bonté qui consista à m'enlever les flèches si aiguës qui me blessaient terriblement, réjouit mon Cœur et celui de Jésus ! Comme récompense Je t'offre mon amour, Je te donne tout ce que J'ai : distribue-le comme tu le voudras ; donne-le comme prix à ceux que tu aimes et qui te défendent. Moi aussi je les aime et Je leurs promets ma protection, ainsi que celle de Jésus...[2]


[1] Rappel du message de Marie à Fatima.
[2] Journal du 3 août 1949.

LES CINQ PREMIERS JEUDIS

  • « Mon enfant,... fais que Je sois aimé... »


― Mon enfant,... fais que Je sois aimé, consolé et réparé dans mon Eucharistie. Dis, en mon Nom, qu'à tous ceux qui, remplis d'une sincère humilité et d'un fervent amour, feront, pendant les cinq premiers jeudis de cinq mois consécutifs, une bonne communion, et passeront une heure d'adoration devant mon Tabernacles, intimement unis à Moi, Je leur promets le Ciel.

Dis aussi à tous qu'à travers l'Eucharistie ils honorent mes saintes Plaies... Qu'au souvenir des mes Plaies, ils unissent celui des Douleurs de ma Très Sainte Mère. A tous ceux qui demanderont des grâces spirituelles ou corporelles, Je promets de les exaucer, à moins que celles-ci portent préjudice au salut de leurs âmes. Au moment de leur mort ma Très Sainte Mère viendra avec Moi, afin de les défendre...[1]

  • « Courage, ma fille... »

Courage, ma fille, courage, épouse si chère ! Offre-moi ta douleur, offre-moi ton martyre, ta croix sans pareille. Tu n'est pas seule sur celle-ci, comme je te le fais sentir : je suis avec toi et veille sur toi, ainsi que ma Mère bien-aimée. Te souviens-tu comment Elle t'est apparue dans la nuit du 16 au 17 en Immaculée Conception, titre que toi tu aimes tout particulièrement ? Elle est venue te réconforter, sans que tu le voies, Elle est venue veiller sur toi, comme une mère empressée veille auprès de son enfant endormi. Elle est venue te câliner et te couvrir de son manteau. Et toi, tu n'en a pas parlé dans le Journal que tu as dicté : je ne veux pas que tu agisses ainsi.

Avec une grande tristesse je Lui ai dis :

― Pardonnez-moi, mon Jésus : j’ai douté de moi-même, je craignais qu'il ne s'agisse que d'un rêve. O combien j'en suis attristée ! Si Vous me réprimandiez pour mes péchés, je ne serais pas davantage attristée.

― Je ne te réprimande pas pour tes manquements : ceux-ci sont permis par moi; mais je te réprimande parce que je veux que tu dises tout ce qui se passe en toi: c'est pour le bien des âmes.[2]


[1] Journal du 25 février 1949.
[2] Journal du 20 mai 1949.