03 octobre 2008

L'OEUVRE ET SON AUTEUR


Philippe Plet

Philippe Plet est né en 1960. Il est religieux Passioniste[1].
A 24 ans, il découvre les richesses de la Bible. Dieu commence à parler à son cœur … Ébranlé, mais encore incertain, il va passer trois ans à voyager, à faire des rencontres et des échanges … à se nourrir au monde …
Dieu va alors frapper un grand coup dans son cœur : Philippe reçoit l’appel de Jésus à consacrer sa vie « à la vérité et à l’amour ». La grâce est passée ; le jeune homme l’a saisie : il « choisit » d’entrer chez les passionistes !
Début d’études de théologie à l’université de Fribourg ; noviciat en Italie ; licence de théologie à l’Angelicum de Rome … toute sa vie va être consacrée à Jésus, et surtout à la Passion du Christ. Il est ordonné prêtre en 1998.
Devenu « Père Philippe Plet », religieux de la Congrégation des Passionistes, il n’aura de cesse de suivre le chemin austère de son fondateur, st Paul de la croix.
En 2001, le P. Philippe part vivre « au désert ». C’est là, dans le diocèse de l’Aude, qu’il mène depuis 7 ans une vie érémitique ! Le désert creuse le cœur et l’âme dans le sens que veut le Seigneur …
C’est ainsi que l’ermite s’initie et s’exerce à la prédication. Retraites, conférences, radios, ou messes : le P. Philippe devient un prédicateur de la Passion (son sujet de prédilection), et un prédicateur de l’Évangile (particulièrement celui de Saint Jean).
Peu à peu, les gens viennent vers lui pour être accompagnés spirituellement, et dirigés. Ainsi, sans qu’il s’agisse de sa propre volonté, le P. Philippe Plet réalise la seconde « activité » sacerdotale essentielle pour son fondateur Paul de la Croix : la direction spirituelle.
Les autres « activités » recommandées par Paul de la Croix — silence, solitude et oraison — constituent depuis longtemps le quotidien du religieux. Le Père Philippe Plet s’enracine aujourd’hui dans la vie contemplative : il anime le sanctuaire marial Notre Dame du Cros, dans le diocèse de Carcassonne.
C’est dans ce sanctuaire (ressemblant étrangement aux ermitages, appelés « Retraites », trouvés et légués par saint Paul de la Croix), que le P. Philippe, « aidé de l’Esprit Saint », a « peaufiné » sa méditation de l’Évangile de Saint Jean : « Saint Jean : Le Livre des 7 secrets ».

[1] La Congrégation des Passionistes a été créée au début du 18ème siècle en Italie par saint Paul de la Croix. Présente dans 58 pays dans le monde, elle compte plusieurs Saints, ainsi que des Bienheureux et des Vénérables. C’est la seule Congrégation au monde dont la spiritualité se fonde sur la Passion du Christ.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour mon Père,

Voici une semaine que je suis envahi par la lecture de votre livre.

Simplement, merci. Votre regard est beau, percant et fulgurant, dépoussière et donne vie et dynamique à ce texte sacré de Saint-Jean dont on aura jamais tout dit tant il nous mène à l'infini.

Je suis, si je puis dire, un nouveau converti au Christianisme, depuis ma crise de mes 40 ans, vécu comme une descente aux enfers, une mort/renaissance, dans la joie et la souffrance qui m'a fait passer d'athée à Chrétien.

Votre livre vient étonnament à propos dans mon parcours. Car les jours précédant la rencontre avec votre livre, je percevais, comme vous, une logique, un parcours, dans l'évangile de Jean et des morceaux de parcours dans celui de marc. Mais cette logique était voilée chez jean, comme derrière la brume, je ne percevais que des brides. Et voilà que votre livre m'aide à soulever le voile au moment même où j'étais en désir et quête de le soulever. Synchronicité étonante. Je sais que cette synchronicité incroyable, c'est le Christ qui me guide.

Ce qui éclate à mes yeux en pleine lumière est la paix du Christ dans l'âme dans la maison de Béthanie tel que vous le décrivez. Et pourtant, le Christ, ensuite, s'avance vers la croix, vers sa mort et sa réssurection, afin de l'offrir non pas seulement à quelques disciples de son entourage, mais à la terre entière !!!

La redemption publique si je puis dire se mettait en place. Quel Amour!!!

----------

Deux questions d'ordre général me sont venues à l'esprit, et permettent détablir des liens et des correlations.

J'ai lu le chateau intérieur de Thérèse d'Avila et la nuit des sens de Jean de la Croix.

1. Peut-on faire un lien entre les 7 demeures de Thérèse d'Avila et les 7 signes de Jean?

J'ai envie de répondre oui

2. Par rapport aux 7 signes, où placeriez vous la nuit des sens et la nuit de l'Esprit.

Ma perception serait 5 et 6 pour la nuit des sens, et 6 et 7 pour la nuit de l'Esprit


Encore merci pour votre regard et pour le partager.

Gérard
48 ans (né en 1960 comme vous), Liège, Belgique

Anonyme a dit…

Cher Gérard,
Votre réaction m'est précieuse. Le chemin de la foi est une magnifique aventure, ce que st Jean nous dit avec force. Je me réjouis que ce commentaire puisse toucher les âmes en recherche de Dieu. Sur ce chemin, s'arrêter, c'est mourir. La vie ne supporte pas l'immobilisme !
Pour répondre à vos 2 questions je dirai qu'il est effectivement possible de faire un parallélisme avec l'itinéraire de Thérèse d'Avila ; mais il faut le faire avec précaution, car Thérèse médite son expérience personnelle de Dieu, et pas directement un texte inspiré. Dans ce contexte, la question des 2 nuits de ste Thérèse et de st Jean de la croix est assez délicate à traiter. Là, le parallélisme me semble ne plus convenir. St Jean l'apôtre semble distinguer 3 nuits, une dans chaque cycle.
Puisse le Seigneur vous garder, mon cher Gérard, sur le beau chemin de la divine renaissance !
P. Philippe Plet c.p.

Anonyme a dit…

Bonjour mon père,

Votre intervention personnelle me touche très profondément en plein coeur, et je vous en remercie très sincèrement.

Oui mon père, en toute sincérité, votre livre me touche profondément et d'une indicible façon. Je l'ai trouvé sur une table de la librairie de mon évéché et j'ai été attiré par lui comme un morceau de fer par un aimant. Je ne sais moi-même expliquer d'avantage, évidement. Je pense que étant né la même année, il doiy y avoir un besoin et un regard, une expérience de vie, une façon de vivre sa foi qui devrait être similaire. C'est pourquoi j'ai signalé que nous avons le même âge.

Mon parcours a ceci de particulier que jamais, au grand jamais, je n'étais dans une quête spirituelle quelconque. J'étais athée et ne connaissais rien des évangiles. Donc sans rien faire et sans demander et sans vouloir quoi que ce soit de mystique, je me suis retrouvé comme les disciples dans la barque, plutôt tel que décrit dans St-Marc chap 5 et 6 (je peux me tromper d'un chapitre). Là, le Christ est dans la barque et dort lorsque la tempête surgit. IL "accompagne" les disciples dans leur traversée et intervient en dernière limite. Il est là et observe, laisse les disciples face à l'épreuve. Selon mon expérience, le Christ n'intervient que lors de la dernière limite, que un miligramme de plus au delà de cette limite et ce serait la mort définitive, bien sûr pour nous faire aller le plus loin possible dans notre redemption, et nous reprendre au dernier moment. Je ne vous dis pas l'angoisse extrème et la souffrance sans nom. Mais il est là, il veille. Sans le voir, on sait qu'il y a une présence, on la sent, et malgré la crainte on avance en confiance. Au moment même je ne savais pas que ça aurait pu être le Christ, cette présence. Pourquoi aurais-je pensé que ce serait lui ??? Eh, vin Dieu, le Christ, en personne !!!! Qui suis-je pour mériter sa présence ?? Pour moi, il y avait "quelqu'un", dans l'invisible. La barque mène de l'autre côté du lac, en enfers en quelques sorte, là où il faudra vaincre les démons, nos propres démons. C'est une descente vers la mort, évidement. Pour un retour ensuite, une retraversée du lac et ensuite la résurrection de la fille de Jaïre. En me basant sur le récit de Marc ici. L'éclairage chez Jean est différent.

Ce que je veux dire est que je l'ai véçu cette expérience sans le demander, sans être un mystique "en désir de", que donc, ce parcours spirituel, intrinséquement, "est". La redemption "est". Il correspond à une réalité, on ne se la crée pas. On se crée juste la tempête soi-même si l'on n'est pas suffisament préparé. Et, vin dieu, qui peut être préparé à une telle aventure extraordinaire ??? IL faut l'avoir véçue avant, ou alors avoir suivi un parcours de préparation je ne sais comment. Je n'ai rien fait de tout ça. La hauteur de la souffrance est propositionnelle à la joie. On y éclate, on y est déchiré en mille pièces, on n'a plus de structure, on s'éffondre, on se relève, on se retrouve en esprit sur le mont Golgotha face au Christ, etc. La joie, mon Père, est que lorsque tout est détruit, il n'y a plus de barrière, alors "on voit". C'est pour cela que il ne peut y avoir, à mon sens, qu'un fond commun dans le parcours de Thérèse d'Avila, de Jean et des autres mystiques, pour autant, bien sûr, que ce parcours soit celui de la redemption, initié par le christ lorsqu'il s'est manifesté. IL y a sans doute d'autres parcours que celui de la redemption, je ne sais, sans doute, ils ne sont pas le mien, et c'est cela qui me fait intrésèquement chrétien car je vis l'action du Christ et me sens membre de son corps.

Il doit bien y avoir une structure cachée unique derrière les formes multiples des expériences personnelles de ce parcours de redemption. Les évangiles, et votre lecture, nous en parle. Les différences sont dans les formes manifestées, les manières personnelles de vivre le même mystère.

J'aimerais beaucoup rencontrer votre congrégation, le temps d'un week end par exemple dans un premier temps. J'habite en Belgique, à Liège. Je ne sais si votre congrégation est dans le secteur.

Si je puis vous encourager, continuez à écrire.

Encore merci

Gérard
gerards@live.be

Danielle a dit…

Lorsqu'on plonge dans votre livre, Père, on n'en ressort pas comme on y est entré. C'est comme la piscine de Lourdes ... ou bien celle de Bethzata ...
Bien que la couverture soit belle comme celle d'un roman de l'été ..., ce livre ne se dévore pas comme un roman ; il se savoure. Il faut le lire à Bible ouverte ! Car c'est bien à une vraie découverte du 4ème évangile que nous sommes conviés. Une découverte dans le silence et la méditation.
Alors on se dit : "Mais oui bien sûr, c'est évident ; comment ne l'ai-je pas vu, compris plus tôt ?" Aucun théologien, aucun exégète n'avait jusqu'à ce jour perçu le message de ces 7 signes que nous révèle Saint Jean, comme les 7 marches d'un beau chemin de foi. Quel enseignement nous livre ici le disciple que Jésus aimait ! Et quel commentaire vous nous offrez !
Quant à vos pages sur Bethanie ..., la grande amoureuse de Marie-Madeleine que je suis en a été profondément touchée. C'est tout simplement beau !
De tout mon coeur, Père, je souhaite que ce livre des 7 secrets connaisse le succès qu'il mérite, car c'est un grand livre d'amour !
Merci.
Danielle

anonyme a dit…

Père Philippe Plet. Grâce à votre livre, je viens de vivre un grand moment de "rencontre" avec Saint Jean. Depuis longtemps, je sentais que cet évangile était "particulier", mais il restait mystérieux pour moi. Aujourd'hui, je le ressens dans mon coeur comme un grand enseignement pour les croyants que nous sommes. C'est comme une direction spirituelle que nous aurait donnée Jésus. Car Saint Jean, n'est-ce pas, tirait directement sa connaissance de "la source", c'est-à-dire Jésus ?
J'ai beaucoup aimé, aussi, tout ce que vous nous avez confié au creux du coeur sur Bethanie et Marie-Madeleine !!!
Merci, Père Philippe Plet. A quand votre "révélation" sur l'Apocalypse ?
Madeleine

Anonyme a dit…

Bonjour mon père,

Je m'en reviens à vous, je ne saurais vous oublier car vous avez ouvert une sacrée brèche en moi !

Quand j'ai lu votre livre, grâce à vos yeux, j'ai découvert une structure, une structure de 7 rayons de lumière apportés par le Christ. En vous lisant, une autre structure m'est apparue, qui est une suite logique aussi, un cheminement. Nous avons 12 chapitres, qui constitue comme un chemin structuré en 12 étapes, il y a là chemin, et dans ce chemin, le disciple chrétien est en mesure de recevoir 7 rayons de lumière à un moment déterminé dans ce chemin. Ces 12 étapes sont très importantes, mon Père, Le 7 qui vient s'incruster dans le 12 n'est pas là par hazard ! Expliquer tout ici dans un cours message n'est malheureusement pas possible. Trop de richesse qui ne peuvent tenir en 2 lignes

Cela divise l'évangile en 2 parties, 2 parcours qui se suivent: un premier parcours jusqu'au chapitre 12 qui se termine par un certain repos de l'âme et ensuite un second parcours fait de 9 étapes allant du chapitre 13 à 21 auquel on ne peut s'y ouvrir que si le premier parcours en 12 étapes est effectué.

Qu'est-ce qui va justifier ce second parcours? Dans la maison de Béthanie du chapitre 12, vous avez dit avec raison qu'il y a le Christ et les 3 parties de l'âme représentées par Lazare, Marthe et Marie. Or il reste une persone dans cette maison: il reste Judas. Cela veut dire qu'il reste malgré la présence du Christ dans le temple de l'âme du chapitre 12, il reste comme une impureté "dure" qui va justifier la necessité d'un second parcours, une seconde purification de l'âme.

Tout est orchestré dans le 4ème évangile avec une intelligence, un amour et une discrétion/humilité qui époustouffle. C'est effectivement le secret de la magie de Saint-Jean. Car même si nous ne voyons pas ce secret de sa magie, et bien pourtant, elle agit !!! N'a-t-elle pas agit sur des milliers de Chrétiens qui ne savaient pas cette struture et sa dynamique? Cette structure a agit secrètement pour le retournement vers Dieu. Qu'importe les secrets de cette dynamique dans un sens, pourvu qu'ils agissent !

N'empèche, lorsque qu'on les découvre, nos yeux et notre coeur s'émerveillent comme Ali Baba dans sa caverne ! Comme un scaphandrier découvrant la merveille des fonds sous-marin !

AU delà de l'émerveillement miraculeux, connaître ces secrets du cheminement structuré va me permettre de me structurer et de me discipliner d'avantage en me soumettant avec obéissance à cette structure car j'en comprends son intelligence et sa bonté, donc d'avancer de façon plus efficace !

Oui, mon Père, Jean est pour le Chrétien le maître des maîtres après le Christ. Vous m'aider à le découvrir.

Après la décourverte, sans doute me faudra-t-il quelques années pour travailler tout cela.

Oui, mon Père, avançons et allons encore plus loin !

Merci d'exister

Gérard