14 octobre 2008

PRIERE POUR LES PRETRES

Jésus, venez près de vos prêtres`

Jésus, je Vous prie pour nos prêtres; ils Vous ont tout donné: leur amour, leur vie, leur âme, leurs facultés, et tout leur être. Ils sont généreux, Jésus, cela vous le savez, mais ce sont des hommes, ce sont encore des hommes qui ont besoin d’être aimés, de se sentir aimés. Et Vous êtes parfois si loin, Jésus! Et Vous nous laissez seuls au milieu des contradictions. Dans l’incertitude, dans la nuit... Je n’insiste pas, Jésus, Vous avez vécu cela à Gethsémani et Vous connaissez la détresse des cœurs abandonnés, qui se sentent abandonnés.
Jésus, je Vous prie pour vos prêtres. Ne les laissez pas seuls: restez près d’eux, restez avec eux. Accompagnez-les Jésus: ils sont à Vous, mais comme chacun d’entre nous, ils ont besoin d’être soutenus, compris dans leur détresse, dans leurs interrogations, dans leur faiblesse. Ils ont besoin d’amour, et Vous seul pouvez donner l’Amour à ceux qui se sont donnés à Vous.
Jésus, je Vous prie pour vos prêtres. Pour tous vos prêtres, mais peut-être un peu plus spécialement pour ceux que je connais. Jésus, venez près de vos prêtres: ils ont tellement besoin de Vous!

13 octobre 2008

PURGATOIRE

Parfaite conformité des âmes du purgatoire à la volonté de Dieu


Les âmes qui sont au purgatoire, à ce que je crois comprendre, ne peuvent avoir d'autre choix que d'être en ce lieu puisque telle est la volonté de Dieu qui dans sa justice l'a ainsi décidé. Elles ne peuvent pas davantage se retourner sur elles-mêmes. Elles ne peuvent dire: j'ai fait tels péchés et c'est à cause d'eux que je mérite de me trouver ici. Il ne leur est pas possible de dire: je voudrais ne pas avoir fait tels péchés, parce qu'ainsi j'irais tout de suite en paradis. Pas davantage: celui-ci sortira d'ici avant moi. Ni dire: "j'en sortirai avant lui."
Elles sont incapables d'avoir ni d'elles-mêmes ni des autres aucun souvenir, ni en bien ni en mal, qui puisse augmenter leur souffrance. Elles ont, au contraire, un tel contentement d'être établies dans la condition voulue par Dieu et que Dieu accomplisse en elles tout ce qu'il veut, comme il le veut, qu'elles ne peuvent penser à elles-mêmes ni en ressentir quelque accroissement de peine. Elles ne voient qu'une chose, la bonté divine qui travaille en elles, cette miséricorde qui s'excerce sur l'homme pour le ramener à Dieu. En conséquence, ni bien ni mal qui leur arrive à elles-mêmes ne peut attirer leur regard. Si ces âmes pouvaient en prendre conscience, elles ne seraient plus dans la pure charité.
Elles ne peuvent non plus considérer qu'elles sont dans ces peines à cause de leurs péchés, cette idée , n'entre pas dans leur esprit. Ce serait en effet, une imperfection en acte, chose qui ne peut exister en ce lieu où il est impossible de commettre un péché. Pourquoi elles sont en purgatoire, cette cause qui est en elles, il ne leur est donné de la voir qu'une seule fois, au moment qu'elles sortent de cette vie, et dans la suite ne la voient plus jamais. Autrement, ce regard serait un retour sur soi.
Etant donc établies en charité et n'en pouvant plus dévier par un acte défectueux, elles sont rendues incapables de rien vouloir de rien désirer hormis le pur vouloir de la pure charité. Placées dans ce feu purifiant, elles y sont dans l'ordre voulu par Dieu. Cette disposition divine est pur amour; elles ne peuvent s'en écarter en rien, parce qu'elles sont incapables de commettre un péché, comme aussi de faire un acte méritoire.

Sainte Catherine de Gênes: “Traité du purgatoire”

09 octobre 2008

SON ESPRIT EST UN FEU

Son Esprit est un feu : brûlons,Enfants si chers Cœur du Seigneur !

Nous ne sommes jamais seuls même si les nuages de nos cœurs nous empêchent de saisir le Seigneur ; dans le sein du Père, Il règne sur le monde en plénitude. Ouvrons nos yeux à la lumière qui vient de son trône, qu'elle pénètre au plus intime de nous-mêmes afin que notre communion à Lui soit totale et définitive.
Nous connaissons le chemin qui nous conduit à la source lumineuse : demeurons en Lui et prions sans nous lasser. Jésus nous aime totalement : par sa Vie, ses fatigues, ses angoisses et sa Croix, Il nous a introduits dans le cœur même de Dieu, débordant d'amour pour chacun d'entre nous. Nous rendons-nous compte, frères bien-aimés, du don de Dieu ? Sommes-nous conscients du cadeau royal que le Seigneur nous fait quand Il nous envoie sa Grâce qui, sans nous bousculer, nous ouvre la porte de la Connaissance ?
Nous connaître est indispensable, nous ne le pouvons sans son aide. Connaître le Seigneur nous est impossible si l'Esprit Saint, notre Conseiller, ne nous enflamme pas.
Nous sommes des êtres faibles mais pour le Seigneur, nous sommes d'un très grand prix ! Comme une Mère attentive Il se penche sur le berceau de nos vies. Il nous nourrit de son Esprit pour nous permettre de grandir, de nous fortifier, afin que nous puissions le bénir et le glorifier jusqu'à la fin des temps et éternellement.
Son Esprit est un esprit de Joie : exultons ! Son Esprit est un feu : brûlons !
Son Esprit est une Lumière : éclairons-nous !
Laissons-nous pousser par le Souffle si pur qui nous entraîne en des lieux tristes, froids et enténébrés. Là, sa Résurrection opérera des merveilles. Par nous, son Nom sera connu, aimé, chanté. Toutes les nations Le proclameront, de bouche à oreille on se le dira.
Jeunes et vieux crieront de joie à jamais. Il demeure au milieu de nous car
IL EST CELUI QUI EST.

03 octobre 2008

L'OEUVRE ET SON AUTEUR


Philippe Plet

Philippe Plet est né en 1960. Il est religieux Passioniste[1].
A 24 ans, il découvre les richesses de la Bible. Dieu commence à parler à son cœur … Ébranlé, mais encore incertain, il va passer trois ans à voyager, à faire des rencontres et des échanges … à se nourrir au monde …
Dieu va alors frapper un grand coup dans son cœur : Philippe reçoit l’appel de Jésus à consacrer sa vie « à la vérité et à l’amour ». La grâce est passée ; le jeune homme l’a saisie : il « choisit » d’entrer chez les passionistes !
Début d’études de théologie à l’université de Fribourg ; noviciat en Italie ; licence de théologie à l’Angelicum de Rome … toute sa vie va être consacrée à Jésus, et surtout à la Passion du Christ. Il est ordonné prêtre en 1998.
Devenu « Père Philippe Plet », religieux de la Congrégation des Passionistes, il n’aura de cesse de suivre le chemin austère de son fondateur, st Paul de la croix.
En 2001, le P. Philippe part vivre « au désert ». C’est là, dans le diocèse de l’Aude, qu’il mène depuis 7 ans une vie érémitique ! Le désert creuse le cœur et l’âme dans le sens que veut le Seigneur …
C’est ainsi que l’ermite s’initie et s’exerce à la prédication. Retraites, conférences, radios, ou messes : le P. Philippe devient un prédicateur de la Passion (son sujet de prédilection), et un prédicateur de l’Évangile (particulièrement celui de Saint Jean).
Peu à peu, les gens viennent vers lui pour être accompagnés spirituellement, et dirigés. Ainsi, sans qu’il s’agisse de sa propre volonté, le P. Philippe Plet réalise la seconde « activité » sacerdotale essentielle pour son fondateur Paul de la Croix : la direction spirituelle.
Les autres « activités » recommandées par Paul de la Croix — silence, solitude et oraison — constituent depuis longtemps le quotidien du religieux. Le Père Philippe Plet s’enracine aujourd’hui dans la vie contemplative : il anime le sanctuaire marial Notre Dame du Cros, dans le diocèse de Carcassonne.
C’est dans ce sanctuaire (ressemblant étrangement aux ermitages, appelés « Retraites », trouvés et légués par saint Paul de la Croix), que le P. Philippe, « aidé de l’Esprit Saint », a « peaufiné » sa méditation de l’Évangile de Saint Jean : « Saint Jean : Le Livre des 7 secrets ».

[1] La Congrégation des Passionistes a été créée au début du 18ème siècle en Italie par saint Paul de la Croix. Présente dans 58 pays dans le monde, elle compte plusieurs Saints, ainsi que des Bienheureux et des Vénérables. C’est la seule Congrégation au monde dont la spiritualité se fonde sur la Passion du Christ.