23 juin 2008

RESTE FIDELE JUSQU'A LA MORT

MEDITATION MYSTIQUE


Petit-frère, je t’ai entretenu, la dernière fois de ce que Dieu attend de toi, en te recommandant de “soigner ton amour”. Aujourd’hui je vais te parler, si la grâce m’en est donnée, d’une autre demande du Seigneur : vaincre.
Mais, vaincre quoi ? ― me demanderas-tu peut-être. Je te répondrai tout simplement : vaincre tous les obstacles qui peuvent nous éloigner ou nous séparer de Jésus.
Écoute donc ce que te dit le Seigneur lui-même :
« Mon fils, la vie est une lutte, et à celui qui est vainqueur, “je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu” (Ap. 2, 7). N’oublie surtout pas, mon enfant, que Dieu est le “propriétaire” du ciel et de la terre. Sache que ce n’est pas le ciel l’unique endroit réservé au Royaume de Dieu et, non plus la terre qui appartient à Satan… Dieu règne au ciel et sur la terre à travers tous les cœurs qui l’aiment et à qui il offre, dès ici-bas, de “manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu”. »
As-tu bien compris, petit-frère : Dieu règne à travers les cœurs de ceux qui l’aiment… L’aimes-tu, toi ? Si tu l’aimes, ton cœur est aussi le Royaume de Dieu, ton cœur est aussi le trône de la Majesté divine ! Voilà pourquoi Dieu t’invite à être un bon guerrier, un guerrier qui sort toujours vainqueur de toutes les batailles de la vie.
Mais, sais-tu seulement ce que c’est que vaincre ?
« Vaincre ― te dit le Seigneur ― c’est écouter ce que te dit à l’oreille et à ton cœur, l’Esprit de Dieu ; c’est mettre en œuvre sa volonté et dépasser tous les obstacles.
Mon petit enfant, vaincre c’est se maintenir ferme dans l’accomplissement de la Parole de Dieu, malgré les adversités. »
Il va de soi, petit-frère, qu’une lutte engendre de la souffrance, mais il te faut savoir que souffrir par amour, ce n’est plus de la souffrance, mais de l’amour… Peux-tu comprendre cela ?
Non ! Cela te semble incohérent… Alors je vais essayer de t’expliquer.
Sache tout d’abord qu’il n’y a pas de vrai amour sans souffrance, quoique cela puisse te paraître invraisemblable.
Regarde un couple marié : ils se sont accordés pour vivre toute une vie ensemble, aussi bien “dans les joies que dans les peines”… Et, comme moi, tu sais bien que la vie n’est pas toujours faite de bons moments… et, malgré les mauvais moments, malgré toutes les péripéties qui peuvent survenir tout au long d’une vie, ces époux s’aiment et acceptent tous les aléas malheureux qui les font souvent souffrir… mais cet amour qui les unit leur permet de rester toujours ensemble “dans les joies comme dans les peines”.
Regarde encore un autre exemple : la rose. Combien elle est belle, combien agréable est son parfum, mais si tu n’y fais pas attention tu peux te piquer, car cette rose a des épines… Mais, celles-ci ne l’empêchent pas d’être belle et de sentir agréablement… Ainsi va de la vie en Dieu.
Écoute ce que le Seigneur pourrait te dire et mieux l’expliquer que moi :
« Quand tu souffres, mon enfant, je m’en rends bien compte, mais je permets cette douleur ou cette souffrance afin que tu t’approches encore plus de moi. Sache que “je connais ta tribulation” (Ap. 2, 9), mais “ne crains rien de ce que tu auras à souffrir” (Ibid.), car toujours je veillerai sur toi.
Mon enfant bien-aimé, je “connais ta pauvreté, même si tu es riche” (Ap. 2, 9) ; tu es riche parce tu es un enfant de Dieu qui est riche en miséricorde et, au milieu de tes tribulations matérielles, tu es riche en amour et, quand on est riche en amour on ne doit rien craindre : la victoire est à portée de main. Aime-moi et tu seras vainqueur ; aime-moi et je te ferai “manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu”. »
Tu es quelquefois attristé par ce que disent les ennemis de Dieu ou même ceux de ton entourage qui ne partagent pas cette vie que tu mènes. Je te fais une suggestion : venge-toi d’eux, venge-toi à la manière des enfants de Dieu : prie pour eux, offre-toi pour eux, comme te le demande le Seigneur…
Le Seigneur te dit encore, avec des paroles plutôt sévères, mais toujours remplies d’amour :
« Je connais les murmures et les calomnies de ceux qui se disent de Dieu, mais je te le dis : ils ne sont qu’“une synagogue de Satan”.
“Je connais tes épreuves”, mon tout-petit, mais je te le dis encore : N’aies pas peur ! Ne crains rien, ni ces murmures ni ces calomnies, ni même les persécutions ni les mépris, je suis avec toi et avec moi tu vaincras. N’oublie jamais ceci : “tu es riche”, car tu possèdes la grâce de Dieu en toi.
Je te dis encore, mon enfant : au milieu de ta souffrance et des difficultés normales de la vie, “reste fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie” (Ap. 2, 10). »

Vois-tu, petit-frère, combien est bon notre Dieu ?
Ne serais-tu pas heureux de porter sur ta tête cette “couronne de vie” ?
Vis en ayant cette certitude : Qui lutte en cette vie, et en sortira “vainqueur n'a rien à craindre de la seconde mort” (Ap. 2, 11).
Cela veut dire ceci : la première mort est celle de l’appel de Dieu pour le premier jugement “privé”, et la seconde mort, c’est la condamnation éternelle au feu de l’enfer, car l’enfer existe bien, mon petit-frère, sois-en certain.
Si tu ne devais garder de ces quelques lignes qu’une seule idée, je te suggère de graver dans ton cœur cet appel que t’adresse le Seigneur :
“Reste fidèle jusqu'à la mort”, car seule cette fidélité à cette consigne permets l’accomplissement de la promesse de Dieu : “Je te donnerai la couronne de vie”, et encore : je te ferai “manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu”. Amen.

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