15 novembre 2008

CORPS MYSTIQUE

Les moyens du corps mystique…

Comme le corps humain se trouve muni de moyens propres pour pourvoir à sa vie, à sa santé, au développement de chacun de ses membres, de même le Sauveur du genre humain, dans son infinie bonté, a pourvu son Corps mystique de moyens merveilleux en l'enrichissant de sacrements qui doivent soutenir les membres, comme par des degrés de grâce ininterrompus, depuis le berceau jusqu'au dernier soupir, et subvenir de même abondamment aux nécessités sociales de tout le Corps.
Par l'eau du Baptême, les hommes qui sont nés à cette vie mortelle non seulement renaissent de la mort du péché et deviennent des membres de l'Église, mais, de plus, ils sont revêtus d'un caractère spirituel qui les rend aptes à recevoir les autres sacrements.
Par le saint chrême de la Confirmation, les fidèles sont pénétrés d'une nouvelle force pour protéger et défendre courageusement l'Église leur Mère et la foi qu'ils en ont reçue.
Par le sacrement de Pénitence, l'Église offre à ses membres tombés dans le péché un remède salutaire, non seulement pour veiller à leur propre salut, mais encore pour écarter des autres membres du Corps mystique tout danger de contagion, bien mieux pour les entraîner à la vertu par leur exemple.
Ce n'était pas encore suffisant : par la sainte Eucharistie, les fidèles sont nourris et fortifiés par une seule et même nourriture, et par un lien ineffable et divin ils sont reliés entre eux et avec la Tête de tout le Corps.
L'Église enfin, comme une pieuse Mère, se tient auprès de ses enfants mis en danger de mort par la maladie ; si par l'onction sacrée des malades elle ne rend pas toujours la santé au corps mortel, selon le vouloir de Dieu, elle procure du moins aux âmes blessées un remède surnaturel, peuplant ainsi le ciel, où ils jouissent d'un bonheur divin durant l'éternité, de nouveaux citoyens, qui deviennent en même temps pour la terre de nouveaux protecteurs.

Pie XII : Mystici corporis ; 29 juin 1943.

14 octobre 2008

PRIERE POUR LES PRETRES

Jésus, venez près de vos prêtres`

Jésus, je Vous prie pour nos prêtres; ils Vous ont tout donné: leur amour, leur vie, leur âme, leurs facultés, et tout leur être. Ils sont généreux, Jésus, cela vous le savez, mais ce sont des hommes, ce sont encore des hommes qui ont besoin d’être aimés, de se sentir aimés. Et Vous êtes parfois si loin, Jésus! Et Vous nous laissez seuls au milieu des contradictions. Dans l’incertitude, dans la nuit... Je n’insiste pas, Jésus, Vous avez vécu cela à Gethsémani et Vous connaissez la détresse des cœurs abandonnés, qui se sentent abandonnés.
Jésus, je Vous prie pour vos prêtres. Ne les laissez pas seuls: restez près d’eux, restez avec eux. Accompagnez-les Jésus: ils sont à Vous, mais comme chacun d’entre nous, ils ont besoin d’être soutenus, compris dans leur détresse, dans leurs interrogations, dans leur faiblesse. Ils ont besoin d’amour, et Vous seul pouvez donner l’Amour à ceux qui se sont donnés à Vous.
Jésus, je Vous prie pour vos prêtres. Pour tous vos prêtres, mais peut-être un peu plus spécialement pour ceux que je connais. Jésus, venez près de vos prêtres: ils ont tellement besoin de Vous!

13 octobre 2008

PURGATOIRE

Parfaite conformité des âmes du purgatoire à la volonté de Dieu


Les âmes qui sont au purgatoire, à ce que je crois comprendre, ne peuvent avoir d'autre choix que d'être en ce lieu puisque telle est la volonté de Dieu qui dans sa justice l'a ainsi décidé. Elles ne peuvent pas davantage se retourner sur elles-mêmes. Elles ne peuvent dire: j'ai fait tels péchés et c'est à cause d'eux que je mérite de me trouver ici. Il ne leur est pas possible de dire: je voudrais ne pas avoir fait tels péchés, parce qu'ainsi j'irais tout de suite en paradis. Pas davantage: celui-ci sortira d'ici avant moi. Ni dire: "j'en sortirai avant lui."
Elles sont incapables d'avoir ni d'elles-mêmes ni des autres aucun souvenir, ni en bien ni en mal, qui puisse augmenter leur souffrance. Elles ont, au contraire, un tel contentement d'être établies dans la condition voulue par Dieu et que Dieu accomplisse en elles tout ce qu'il veut, comme il le veut, qu'elles ne peuvent penser à elles-mêmes ni en ressentir quelque accroissement de peine. Elles ne voient qu'une chose, la bonté divine qui travaille en elles, cette miséricorde qui s'excerce sur l'homme pour le ramener à Dieu. En conséquence, ni bien ni mal qui leur arrive à elles-mêmes ne peut attirer leur regard. Si ces âmes pouvaient en prendre conscience, elles ne seraient plus dans la pure charité.
Elles ne peuvent non plus considérer qu'elles sont dans ces peines à cause de leurs péchés, cette idée , n'entre pas dans leur esprit. Ce serait en effet, une imperfection en acte, chose qui ne peut exister en ce lieu où il est impossible de commettre un péché. Pourquoi elles sont en purgatoire, cette cause qui est en elles, il ne leur est donné de la voir qu'une seule fois, au moment qu'elles sortent de cette vie, et dans la suite ne la voient plus jamais. Autrement, ce regard serait un retour sur soi.
Etant donc établies en charité et n'en pouvant plus dévier par un acte défectueux, elles sont rendues incapables de rien vouloir de rien désirer hormis le pur vouloir de la pure charité. Placées dans ce feu purifiant, elles y sont dans l'ordre voulu par Dieu. Cette disposition divine est pur amour; elles ne peuvent s'en écarter en rien, parce qu'elles sont incapables de commettre un péché, comme aussi de faire un acte méritoire.

Sainte Catherine de Gênes: “Traité du purgatoire”

09 octobre 2008

SON ESPRIT EST UN FEU

Son Esprit est un feu : brûlons,Enfants si chers Cœur du Seigneur !

Nous ne sommes jamais seuls même si les nuages de nos cœurs nous empêchent de saisir le Seigneur ; dans le sein du Père, Il règne sur le monde en plénitude. Ouvrons nos yeux à la lumière qui vient de son trône, qu'elle pénètre au plus intime de nous-mêmes afin que notre communion à Lui soit totale et définitive.
Nous connaissons le chemin qui nous conduit à la source lumineuse : demeurons en Lui et prions sans nous lasser. Jésus nous aime totalement : par sa Vie, ses fatigues, ses angoisses et sa Croix, Il nous a introduits dans le cœur même de Dieu, débordant d'amour pour chacun d'entre nous. Nous rendons-nous compte, frères bien-aimés, du don de Dieu ? Sommes-nous conscients du cadeau royal que le Seigneur nous fait quand Il nous envoie sa Grâce qui, sans nous bousculer, nous ouvre la porte de la Connaissance ?
Nous connaître est indispensable, nous ne le pouvons sans son aide. Connaître le Seigneur nous est impossible si l'Esprit Saint, notre Conseiller, ne nous enflamme pas.
Nous sommes des êtres faibles mais pour le Seigneur, nous sommes d'un très grand prix ! Comme une Mère attentive Il se penche sur le berceau de nos vies. Il nous nourrit de son Esprit pour nous permettre de grandir, de nous fortifier, afin que nous puissions le bénir et le glorifier jusqu'à la fin des temps et éternellement.
Son Esprit est un esprit de Joie : exultons ! Son Esprit est un feu : brûlons !
Son Esprit est une Lumière : éclairons-nous !
Laissons-nous pousser par le Souffle si pur qui nous entraîne en des lieux tristes, froids et enténébrés. Là, sa Résurrection opérera des merveilles. Par nous, son Nom sera connu, aimé, chanté. Toutes les nations Le proclameront, de bouche à oreille on se le dira.
Jeunes et vieux crieront de joie à jamais. Il demeure au milieu de nous car
IL EST CELUI QUI EST.

03 octobre 2008

L'OEUVRE ET SON AUTEUR


Philippe Plet

Philippe Plet est né en 1960. Il est religieux Passioniste[1].
A 24 ans, il découvre les richesses de la Bible. Dieu commence à parler à son cœur … Ébranlé, mais encore incertain, il va passer trois ans à voyager, à faire des rencontres et des échanges … à se nourrir au monde …
Dieu va alors frapper un grand coup dans son cœur : Philippe reçoit l’appel de Jésus à consacrer sa vie « à la vérité et à l’amour ». La grâce est passée ; le jeune homme l’a saisie : il « choisit » d’entrer chez les passionistes !
Début d’études de théologie à l’université de Fribourg ; noviciat en Italie ; licence de théologie à l’Angelicum de Rome … toute sa vie va être consacrée à Jésus, et surtout à la Passion du Christ. Il est ordonné prêtre en 1998.
Devenu « Père Philippe Plet », religieux de la Congrégation des Passionistes, il n’aura de cesse de suivre le chemin austère de son fondateur, st Paul de la croix.
En 2001, le P. Philippe part vivre « au désert ». C’est là, dans le diocèse de l’Aude, qu’il mène depuis 7 ans une vie érémitique ! Le désert creuse le cœur et l’âme dans le sens que veut le Seigneur …
C’est ainsi que l’ermite s’initie et s’exerce à la prédication. Retraites, conférences, radios, ou messes : le P. Philippe devient un prédicateur de la Passion (son sujet de prédilection), et un prédicateur de l’Évangile (particulièrement celui de Saint Jean).
Peu à peu, les gens viennent vers lui pour être accompagnés spirituellement, et dirigés. Ainsi, sans qu’il s’agisse de sa propre volonté, le P. Philippe Plet réalise la seconde « activité » sacerdotale essentielle pour son fondateur Paul de la Croix : la direction spirituelle.
Les autres « activités » recommandées par Paul de la Croix — silence, solitude et oraison — constituent depuis longtemps le quotidien du religieux. Le Père Philippe Plet s’enracine aujourd’hui dans la vie contemplative : il anime le sanctuaire marial Notre Dame du Cros, dans le diocèse de Carcassonne.
C’est dans ce sanctuaire (ressemblant étrangement aux ermitages, appelés « Retraites », trouvés et légués par saint Paul de la Croix), que le P. Philippe, « aidé de l’Esprit Saint », a « peaufiné » sa méditation de l’Évangile de Saint Jean : « Saint Jean : Le Livre des 7 secrets ».

[1] La Congrégation des Passionistes a été créée au début du 18ème siècle en Italie par saint Paul de la Croix. Présente dans 58 pays dans le monde, elle compte plusieurs Saints, ainsi que des Bienheureux et des Vénérables. C’est la seule Congrégation au monde dont la spiritualité se fonde sur la Passion du Christ.

27 septembre 2008

LES AVEUGLES VOIENT...

« Les aveugles voient…, les morts ressuscitent,
la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres »


« Celui qui vient après moi est plus puissant que moi ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Mt 3,11). Dirons-nous que c'est là l’œuvre d'une humanité pareille à la nôtre que de pouvoir baptiser dans l’Esprit Saint et le feu ? Comment cela pourrait-il être ? Et pourtant, parlant d'un homme qui ne s'est pas encore présenté, Jean déclare que celui-ci baptise « dans le feu et l'Esprit Saint ». Non pas, comme le ferait un serviteur quelconque, en insufflant aux baptisés un Esprit qui n'est pas le sien, mais comme quelqu’un qui est Dieu par nature, qui donne avec une puissance souveraine ce qui vient de lui et lui appartient en propre. C'est grâce à cela que l'empreinte divine s’imprime en nous.
En effet, en Christ Jésus, nous sommes transformés comme à l'image divine ; non que notre corps soit modelé de nouveau, mais nous recevons le Saint Esprit, entrant en possession du Christ lui-même, au point de pouvoir crier désormais dans notre joie : « Mon âme exulte dans le Seigneur, car il m'a revêtu de salut et d'allégresse » (1S 2,1). L’apôtre Paul dit en effet : « Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ » (Ga 3,27).
Est-ce donc en un homme que nous avons été baptisés ? Silence, toi qui n’est qu’un homme ; veux-tu rabattre jusqu'à terre notre espérance ? Nous avons été baptisés en un Dieu fait homme ; il libère des peines et des fautes tous ceux qui croient en lui. « Repentez-vous et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ… Vous recevrez alors le don du Saint Esprit » (Ac 2,38). Il délie ceux qui s’attachent à lui…; il fait sourdre en nous sa propre nature… L'Esprit appartient en propre au Fils, qui est devenu un homme semblable à nous. Car il est lui-même la vie de tout ce qui existe.

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque, docteur de l'Église
Premier dialogue christologique, 706 (trad. SC 97, p. 27 alt.)

25 septembre 2008

MARTHE ET MARIE

Les soeurs de Lazare

« Comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Celle-ci avait une sœur appelée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service. Intervenant, elle dit : “Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m'aider”. Mais le Seigneur lui répondit : “Marthe, Marthe, tu te soucies et t'agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même. C'est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée”. » (Luc : 10, 38-42) ― Bible de Jérusalem.

*****

« Jésus était en chemin avec ses disciples », comme cela arrivait bien souvent et, ce jour-là, ils sont entrés dans un village, non loin de Jérusalem, selon toute vraisemblance et ce village était Béthanie, là où demeurait l’ami de Jésus, Lazare, comme le confirme saint Jean dans son Évangile : « Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe » (Jn. 11, 1) ; Marthe et Marie, qui auront plus tard un rôle important ― surtout Marie ―, dans le “cheminement” du Seigneur vers l’aboutissement de sa Mission rédemptrice.
L’évangéliste dit que cette dernière ― Marie ― « s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole ». Il est donc pertinent de penser que s’il s’agissait d’une première rencontre, Marie ne se serait certainement pas assise aux pieds de Jésus, laissant à sa sœur le soin des préparatifs pour le repas qui s’en suivra. Donc, elle connaissait déjà Jésus et l’avait déjà entendu parler de la Bonne Nouvelle du Royaume ; peut-être même avait-elle entendu la parabole de la brebis égarée, qui s’adapte bien à son personnage contrasté et surtout à sa vie passée.
Marthe s’agite : elle coure d’un côté à l’autre de la maison afin que le moment venu les invités ne manquent de rien, car ils sont nombreux, si nous tenons compte du fait qu’il est dit que Jésus y est entré avec ses disciples et, le nombre des disciples étaient bien plus important que celui des apôtres.
Peut-être un peu fatiguée par ces va-et-vient et quelque peu jalouse de sa sœur qui peut mieux qu’elle bénéficier des paroles du Maître ― elle s’est assise à ses pieds ―, Marthe finit par se plaindre à Jésus. Sa plainte est familière, ce qui prouve une fois encore que ce n’était pas là la prière visite de Jésus :
― “Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m'aider”.
Dans une autre traduction de ce même passage, la familiarité des mots est encore plus frappante :
― “Seigneur, vous n'avez cure que ma sœur me laisse seule faire le service ? Dites-lui donc de m'aider”.
Sachant que Jésus avait beaucoup d’humour, nous pouvons penser qu’Il lui ait répondu avec un sourire amusé et plein de tendresse :
“Marthe, Marthe, tu te soucies et t'agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même. C'est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée”.
En effet, Marthe semblait davantage intéressée par le contenant que par le contenu, si nous pouvons le dire. Il fallait que la maison soit propre ― ce qui était tout à son honneur ― et que tout soit prêt et en ordre, le moment venu… pour la “Bonne Nouvelle”, elle aurait bien le temps, après le repas… Jésus resterait bien encore un peu avec ses amis… elle serait plus au calme et bien plus attentive à toutes ses paroles…
Mais, après les paroles de Jésus “une seule chose est nécessaire”, elle a dû se raviser, réfléchir au sens profond de ces mots de Jésus à son adresse. “Une seule chose est nécessaire”. Mais, quelle chose ? s’est-elle sûrement demandée, pendant qu’elle poursuivait son travail inlassablement. Pourquoi sa sœur, Marie, elle qui restait là, assise, sans rien faire, aurait-elle “choisi la meilleure part” ? Et puis, comme pour la faire réfléchir encore davantage, Jésus avait même ajouté : “elle ne lui sera pas enlevée”.
Marie a certes beaucoup péché, mais elle a aussi beaucoup aimé : elle a aimé à la folie, car elle avait été aussi beaucoup pardonnée et, Jésus venait de la juger sur l’amour, sur cet amour débordant qui la menait aux pieds même du Seigneur, pour “boire” ses paroles, toutes ses paroles, sans en laisser échapper une seule.
C’est parce qu’elle aimait, qu’elle “avait choisi la meilleur part” et que cette “part ne lui serait pas ôtée”.
Comme Marie, nous serons tous jugés sur l’amour. Alors, choisissons “la meilleure part” et faisons tout pour que celle-ci “ne nous soit pas ôtée”. Amen.

24 septembre 2008

VITAL LEHODEY

Frère Vital Lehodey
(1857-1948)

La biographie du Frère Lehodey, auteur de l'extraordinaire de l'ouvrage “Le saint abandon”, sera bientôt publiée sur le site “La voie mystique”. Elle a été composée par Paulette Leblanc que nos visiteurs connaissent déjà bien, car elle a déjà beaucoup écrit pour le site cité mais aussi pour d'autres: “Nouvelle Evangélisation”, par exemple, où le même texte sera aussi publié.
Nous espérons que ce bon et consciencieux travail de notre collaboratrice, toujours aussi enthousiasmée et produtive, vous enchatera et vous fera connaître cet homme simple mais cultivé, simple mais tellement saint... comme le sont tous les saints.
Ci-après nous vous offrons les premiers paragraphes de l'ouvre que nous offre Paulette. Bonne lecture, en attendant vous réactions.
*****

Alcime Lehodey naquit le 17 décembre 1857 à Hambye, petit village du diocèse de Coutances dans le bocage normand: il fut baptisé le lendemain 18 décembre. Bon Lehodey et Marie-Madeleine Delauney eurent d'abord deux garçons qui moururent peu de temps après leur naissance. Puis vinrent deux autres garçons qui précédèrent Alcime, et enfin une petite sœur, née en 1860. Le papa, tourneur sur bois, mourut en 1862. Alcime n’avait que quatre ans et demi. La jeune veuve, chargée de quatre enfants en bas âge[1], se montra une mère attentive, avant tout femme de devoir et de foi, sachant se faire obéir. Mais la vie fut bien rude dans la famille Lehodey, et la pauvreté y régnait.
Dès son plus jeune âge Alcime qui aimait le Seigneur, désira être à Dieu seul. Il fit sa première communion en 1869. Remarqué à cause de son intelligence précoce, M. Guilgaud, le curé de sa paroisse lui fit commencer ses études de latin, et Alcime put entrer au petit séminaire de Mortain, en classe de quatrième, en octobre 1871[2]. Dans son Autobiographie, il estime que ses années de petit séminaire furent les moins bonnes de sa vie. Le jeune séminariste se distingua par son tempérament calme et réfléchi, assez porté sur l'ascèse et la pénitence. Alcime quitta le petit séminaire en juillet 1876 pour entrer au grand séminaire de Coutances au mois d'octobre suivant. Il dira plus tard que ces quatre années furent parmi les meilleures de sa vie. Il prit la soutane le jour de Noël 1876 et sera ordonné prêtre le 18 décembre 1880, à l’âge de 23 ans.


[1] Mais la petite sœur de deux ans mourut quelques mois après la mort du papa.
[2] Pour information, c'est en janvier 1871 qu'eurent lieu les apparitions de Pontmain.

06 septembre 2008

VIOLENCE EN INDE

Déclaration de la supérieure des missionnaires de la charité

ROME, Vendredi 5 septembre 2008


Pour vaincre la violence dont sont actuellement victimes les chrétiens en Inde, il faut d'authentiques disciples du Christ, a affirmé sœur Mary Nirmala Joshi, supérieure générale des missionnaires de la charité.
La religieuse qui a succédé à Mère Teresa de Calcutta à la tête de la congrégation, a expliqué dans un entretien à L'Osservatore Romano que « le témoignage chrétien nécessaire en Inde aujourd'hui consiste à être des disciples authentiques du Christ dans l'amour pour la personne du Christ, et à vivre pleinement l'enseignement qu'il nous a laissé dans le discours sur la montagne ».
Le 28 août dernier, sœur Nirmala a adressé aux populations d'Orissa et de toute l'Inde un message dans lequel elle rappelle qu'« il ne faut pas utiliser la religion pour se diviser et que la violence au nom de la religion est un abus de la religion elle-même ».
« Comme le répétait mère Teresa : ‘la religion est une œuvre d'amour. Elle n'est pas faite pour détruire la paix et l'unité' », a-t-elle observé.
« Au nom de notre pays et de notre noble héritage, au nom des pauvres, des enfants et de tous nos frères et sœurs victimes de cette violence insensée et destructrice : prions, ouvrons-nous à la lumière et à l'amour de Dieu ; déposons les armes de la haine et de la violence et revêtons nous de l'armure de l'amour ; pardonnons-nous les uns les autres pour le mal que nous nous sommes fait », a-t-elle exhorté.
« Demandons à Mère Teresa de prier afin que nous devenions des instruments de Dieu et de sa paix, constructeurs de la civilisation de l'amour », a-t-elle ajouté.
A l'occasion de la fête liturgique de la bienheureuse Teresa de Calcutta, le 5 septembre, anniversaire de sa mort, sœur Nirmala exprime « sa profonde gratitude à Dieu pour le don de sa vie de sainteté et sa mission mondiale d'amour pour les plus pauvres parmi les pauvres, les moins aimés, les moins désirés, les plus oubliés parmi les fils de Dieu, au-delà de la caste, de la croyance, de la nationalité ou de la culture ».
Ces remerciements, observe-t-elle, s'expriment « à travers la prière, à travers le sacrifice et à travers d'humbles services d'amour envers nos frères et nos sœurs qui sont dans le besoin », mais aussi « en renouvelant notre désir de sainteté et la détermination à devenir saints, inspiré s par son exemple ».
Dans le même temps, elle rappelle la bienheureuse « comme puissant instrument d'intercession au ciel, qui nous a été donné par Dieu, implorant son intercession puissante et efficace pour la paix et l'harmonie entre tous dans l'Orissa et dans toutes les régions tourmentées du monde, et pour les besoins de ceux qui souffrent ».
En ces jours ont lieu à Calcutta, sur la tombe de la bienheureuse, des messes précédées de la récitation du chapelet, auxquelles participent les paroisses de Calcutta et des régions voisines, les sœurs et les frères missionnaires de la charité, les malades, les enfants de leurs maisons et aussi « des non catholiques qui appartiennent à toutes les religions » qui « viennent rendre hommage, en priant, en offrant des fleurs et des cierges et en implorant l'intercession de la Mère pour leurs besoins et ceux du pays et du monde ».
« Il est également prévu une rencontre de prière entre les religions », a-t-elle ajouté.
Le grand amour que tous nourrissent pour Mère Teresa découle du fait qu’« elle a enseigné à travers la parole et l'exemple que quoi que nous fassions au dernier de nos frères, nous le faisons à Dieu lui-même ».
« Les habitants de l'Inde sont très orgueilleux de Mère Teresa, souligne sœur Nirmala. Ils ont trouvé en elle quelqu'un qui se préoccupe vraiment d'eux. Sa vie est une source d'inspiration pour eux. En son nom s'ouvrent tous les cœurs et toutes les portes ».
Les Indiens, affirme-t-elle, « voient en elle une authentique Indienne » et « l'incarnation de Dieu lui-même ».
SOURCE : ZENIT.org

28 juillet 2008

PROPHETES ACTUELS

Qu'en penser ? Que faire ?


La Voie mystique se doit de publier, non seulement les textes mystiques confirmés, mais aussi ceux qui, n’ayant pas encore reçu l’approbation de l’Église, semblent ne contenir aucune erreur théologique.
Les révélations privées ne sont pas l’Évangile et n’ont de crédit possible que si elles n’ajoutent rien à la Révélation elle-même. Ceci est clair pour nous et espérons qu’il en soit de même pour nos visiteurs.
Une révélation privée ― et elle porte bien son nom ! ― ne sert à rien d’autre qu’à rappeler la “Vérité révélée” que nous avons tendance, bien souvent, à oublier ou à mettre de côte, quand cette “Vérité” nous dérange.
Un peu partout dans le monde, plusieurs enfants de Dieu disent recevoir des locutions intérieures, des messages “d’en-Haut” destinées aux hommes de notre temps. Sur certains de ces “enfants de Dieu” l’Église s’est déjà prononcée d’une façon ou d’une autre ; pour d’autres cas, aucune décision n’a pas encore été prise par notre Mère, la Sainte Église : nous éviterons ceux qu’Elle a condamnés et nous servirons des autres comme des textes à méditer.
Il y a des cas très connus, comme par exemple les messages que “Françoise” déclare recevoir et que son directeur spirituel juge dignes de foi ; il y a le cas de Vassula Reyden, aimée des uns et détestée par d’autres ; le cas d’Amparo Cuevas, dont les locutions qu’elle reçoit à l’Escorial ― près de Madrid ― ont donné origine à un mouvement ecclésial approuvé par l’Église ; il y a le cas d’Axel, dont les écrits sont approuvés par l’évêque du lieu et bénéficient d’un imprimatur… Et la liste serait bien longue encore…
Nous choisirons donc parmi ceux qui semblent ne contenir aucune erreur théologique ― et pour cela nous aurons, bien entendu, recours à un théologien confirmé ― et publierons sur nos pages un certain nombre de leurs “écrits”.
Nous précisons, afin que ces publications ne paraissent pas équivoques, que nous nous soumettons humblement aux décisions de la Sainte Église et ne voulons en aucun cas, par ces publications, devancer son jugement.
Il va de soit que nous effacerions promptement lesdites pages s’il s’avérait que malgré la surveillance, elles contiendraient des erreurs pouvant porter un préjudice spirituel à nos lecteurs.
Toute décision de l’Église sera pour nous comme un ordre ferme et définitif.
Le Webmaster

Pour le Site « Voie Mystique ».

19 juillet 2008

VOIE MYSTIQUE

NOUVEAUTÉS

Le Site Voie Mystique vient de s’enrichir de quelques nouvelles pages :
Sœur MARIE DE SAINT-PIERRE, la Carmélite de Tours :
Une grande partie de son Journal spirituel augmenté de plusieurs de ses lettres.

LETTRES Á UN AMI :
Ensembles de lettres adressées par l’auteur à l’un de ses amis.
L’auteur y aborde plusieurs thèmes spirituels ; ainsi que des historiques de certaines apparitions mariales et de courtes biographies de saints et bienheureux.
Le tout sur un ton “doctrinal”.

Á visiter absolument et à commenter.

14 juillet 2008

BEATIFICATION ANNONCÉE

Louis et Zélie Martin seront béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008
En la Journée mondiale des missions

L’agence ZENIT.org annonçait le dimanche 13 juillet 2008 :

Louis et Zélie Martin seront béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008, en la Journée mondiale des missions : la nouvelle a été annoncée officiellement par le préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal José Saraiva Martins, samedi 12 juillet, à Alençon.
Les parents de sainte Thérèse de Lisieux se sont en effet mariés à Notre-Dame d'Alençon il y a 150 ans, le 13 juillet 1858, à minuit, et cet anniversaire a été marqué par la présence du cardinal Saraiva à Alençon et Lisieux ces 12 et 13 juillet.
Le cardinal Saraiva Mar tins a annoncé la nouvelle au terme de sa conférence sur la sainteté des époux Martin, qu'il a tenue à Alençon, à la halle aux Toiles, devant quelque deux cents personnes.
Il l'a également annoncé aux fidèles présents à la célébration eucharistique qu'il a présidée dans une église Notre-Dame comble et joyeuse, entouré de Mgr Jean-Claude Boulanger, l'évêque de Séez, Mgr Pierre Pican, l'évêque de Bayeux et Lisieux, et Mgr Bernard Lagoutte, directeur du pèlerinage Sainte-Thérèse de Lisieux et recteur de la Basilique Sainte-Thérèse.
Les corps de Louis (1823-1894) et Zélie (1831-1877) Martin, proclamés vénérables en 1994, ont été exhumés de leur tombeau, situé auparavant au pied de la basilique de Lisieux, le lundi 26 mai dernier en vue de leur transfert dans la basilique en septembre.
Le petit garçon italien qui doit sa guérison à la prière des parents Martin, Pietro, âgé aujourd'hui de 6 ans était présent à la cérémonie, privée.
C'est d'ailleurs en Italie, à Vérone, qu'est fabriqué le reliquaire où reposeront les restes des époux Martin.
Benoît XVI avait signé, le 3 juillet dernier, le décret de reconnaissance d'un miracle dû à l'intercession des parents de sainte Thérèse de Lisieux.
Cette reconnaissance ouvre la voie à leur béatification, ensemble, comme Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini, béatifiés par Jean-Paul II le 21 octobre 2001, également en la Journée mondiale des missions.
Le choix de cette date souligne certainement le rô ;le missionnaire de la famille chrétienne et l'importance de son témoignage de l'amour du Christ et du prochain dans l'Eglise et la société.
Le miracle obtenu par la prière des époux Matin concerne la guérison d'un enfant de Monza, près de Milan, Pietro Schiliro. Né avec une malformation des poumons, il ne devait pas survivre.
Un Carme italien, le P. Antonio Sangalli, a alors suggéré aux parents de faire une neuvaine aux parents de sainte Thérèse, qui ont perdu 4 enfants en bas âge, pour obtenir la force de porter cette souffrance.
Mais la maman déclara qu'elle ferait la neuvaine (et même une seconde) pour demander la guérison de son enfant.
Pietro, aujourd'hui en pleine forme, a pu venir à Lisieux avec ses parents pour remercier Louis et Zélie Martin.
Rappelons aussi que c'est également en la Journée mondiale des Missions que sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte face, co-patronne de la Mission universelle, a été proclamée par Jean-Paul II Docteur de l'Eglise — pour sa « science de l'amour » — , un 19 octobre également, mais en 1997.

Anita S. Bourdin

11 juillet 2008

SE CONVERTIR...

Se convertir, là, tout de suite !

Méditation

Je ne suis pas théologien, tu les sais… Seule une grâce spéciale de l’Esprit Saint venant à mon aide me permettra de t’en dire quelques mots au sujet de la conversion… Voyons !
Ne pensons pas que le Seigneur, une fois monté au ciel, lors de son Ascension, nous ait oubliés : le Seigneur nous a toujours présents devant Lui, non seulement nos ancêtres qui l’ont rejoint et nous qui vivons dans notre présent, mais tous ceux encore qui viendront après nous, car pour le Seigneur il n’y a pas de passé ni de futur ; pour le Seigneur tout est un éternel présent.
Le Seigneur nous appelle à la conversion sincère, mais cette conversion doit être immédiate, doit s’accomplir aujourd’hui, car nous ne sommes pas maîtres de notre lendemain : nous existons à l’instant, mais nous pouvons aussi disparaître à l’instant suivant… La sagesse populaire nous dit : “ne laissons pas pour demain ce que nous pouvons faire aujourd’hui”, là, tout de suite !
Comment se convertir là, tout de suite ?
Mais tout simplement en nous laissant porter par le Seigneur, en lui confiant notre être tout entier, sans restrictions… Il accepte toujours l’offrande sincère de nos êtres ; Il accepte toujours le cœur simple qui se donne sincèrement… Alors, dans un élan d’amour sincère, disons-lui simplement : “Me voici Seigneur, je suis tout à toi !”
Jésus n’a-t-il pas dit : “Venez à moi qui suis doux et humble de cœur ?”
Alors, mon ami, si tu dois te consacrer corps et âme à ton Dieu, n’attends pas demain, car demain peut être trop tard ; fais-le tout de suite : place ton cœur dans le Cœur de Jésus et laisse-le agir en toi.
Si tu savais quel bon jardinier il est !
D’une terre inculte et remplie de mauvaises herbes il fait un jardin magnifique aux fleurs odoriférantes ; d’une terre rocailleuse et improductive, il fait un champ labourable et productif, bon pour la moisson.
Écoute l’appel du Seigneur et laisse-toi happer par son aspiration divine ; ne te refuse pas à lui, car il t’aime depuis toujours et a donné sa vie pour toi !
Qu’est-ce qu’une minute dans le présent de Dieu ?
Cela n’est rien mais aussi beaucoup en même temps ! Rien, car dans l’infini de Dieu il n'y a pas de mesure, seul le présent existe, mais un présent qui est lui aussi infini, car Dieu est infini. Beaucoup, car il te permet de te convertir, d’entrer dans le Cœur de Dieu et d’y établir ta demeure et c’est cela que Dieu attends de toi, c’est pour cela qu’il prend “ton” temps.
Pour ta conversion ne te dis pas que t’auras le temps demain, car “demain” ne t’appartient pas… ton heure, dans le temps que Dieu a pris pour t’attendre, peut être terminée et demain tu ne seras plus qu’un souvenir pour les tiens et, qui sait, une douleur pour ton Seigneur et Dieu : la douleur de te perdre pour l’éternité.
Non, mon ami, c’est là, tout de suite, que tu dois dire à ton Dieu comme Marie notre Mère : « Seigneur, me voici, fais en moi selon ta volonté » (Lc. 1, 38).
Regarde vers le Seigneur, mon ami et mon frère, et dis-lui avec amour et tendresse, si tu ne sais pas dire autre chose : « Que ta volonté s’accomplisse en moi ! » (Lc. 1, 38)
Écoute-le t’adresser la même exclamation qu’à la samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu ! » (Jn. 4, 10)
Écoute-le, mon frère, écoute-le afin qu’étant à ses pieds, il puisse te dire comme à Marie Madeleine : « Tu as choisi la meilleur part » (Lc. 10, 42).
Garde la parole du Seigneur en ton âme ; laisse-toi enseigner par elle et devient l’un de ces tout-petits qu’il a tant aimés. La parole de Dieu est porteuse d’éternité, garde-la en tout cœur et deviens toi-même un embryon d’éternité, un échantillon du paradis qui t’attend, un modèle pour tes frères. Le veux-tu ? Si tu le veux, souviens-toi que demain peut être trop tard et commence ton chemin dès aujourd’hui, dès maintenant : là, tout de suite !
T’arrive-t-il, mon ami, de penser au sang que Jésus a versé pour toi ?
Pas souvent, certainement, car cette pensée est, elle aussi, porteuse d’éternité : elle te fait comprendre l’amour de Dieu, cet amour si grand qui est allé jusqu’à se donner pour toi, toi le pécheur, toi qui l’a tant offensé…
Regarde-le en haut du Calvaire demander pardon pour toi à son Père…
Non seulement il est mort pour toi, mais en plus il demande pardon pour toi à son Père, car son seul et unique désir c’est que tu viennes le rejoindre dans le sein du Dieu éternel : « Père, pardonne-leurs, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » (Lc. 23, 33)
Oh ! amour, ô bonté infinie de notre Sauveur !
Ne sais-tu pas, mon ami que Jésus en donnant sa vie pour toi t’a fait renaître de nouveau et, renaître pour la vie éternelle ?
Tu as été baptisé. Te souviens-tu des promesses de ton baptême ?
“Mais, je n’ai rien promis, d’autres l’on fait pour moi, qu’ils assument leur responsabilité”, pourras-tu me rétorquer, avec désinvolture, il faut l’avouer. Mais je te dirai alors que tu es de mauvaise foi, car eux aussi, ils l’ont fait par amour pour toi, afin que tu fasses partie, toi aussi, de la famille de Dieu… N’es-tu pas fier d’appartenir à une aussi grande et belle famille ? N’es-tu pas heureux d’être appelé “enfant de Dieu” ?
Mon frère et mon ami, ne perdons pas de temps et ensemble, main dans la main, allons vers notre Dieu et ensemble, d’un seul cœur, disons-lui :
― Seigneur, me voici, fais qu’en moi s’accomplisse ta volonté, je veux vraiment être ton enfant : accueille-moi en ton sein, abrite-moi dans ton Cœur. “Je ne sais pas combien je t’aime, je ne sais pas comment je t’aime, mais je sais que je veux t’aimer”. Amen.

06 juillet 2008

CAUSES DES SAINTS

14 décrets de la congrégation pour les causes des saints


ROME, Vendredi 4 juillet 2008 (ZENIT.org) - Jeudi matin 3 juillet, Benoît XVI a reçu en audience privée le cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la congrégation pour les causes des saints, autorisant la congrégation à promulguer les décrets relatifs aux miracles, martyrs et vertus héroïques des bienheureux et serviteurs de Dieu dont voici la liste:
MIRACLES- un miracle attribué à l'intercession du bienheureux Damien Joseph De Veuster, prêtre profès de la Congrégation des sacrés cœurs de Jésus et Marie et de l'adoration perpétuelle du très saint sacrement de l'autel, belge (1840-1889). - un miracle attribué à l'intercession du Bienheureux Bernardo Tolomei, abbé cistercien, fondateur de l a Congrégation de Monte Oliveto, italien (1272-1348). - un miracle à l'intercession du bienheureux Nuño de Santa Maria Alvares Pereira, laïc portugais, frère du Mont Carmel (1360-1431 - un miracle attribué à l'intercession du vénérable serviteur de Dieu Louis Martin, laïc français (1823-1894), et de son épouse la vénérable servante de Dieu Marie-Zélie Guérin (1831).
MARTYRE - du serviteur de Dieu Francesco Giovanni Bonifacio, prêtre diocésain, italien, né en 1912 et tué en haine de la foi à Villa Gardossi (Italie), en 1946.
VERTUS HEROIQUES - du bienheureux Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, laïc portugais, frère carme (1360-1431). - du serviteur de Dieu Etienne Douayhy, patriarche maronite d'Antioche, libanais (1630- 1704).- du serviteur de D ieu Bernardino dal Vago da Portogruaro, prêtre franciscain, archevêque titulaire italien (1822-1895). - du serviteur de Dieu Giuseppe Di Donna, prêtre trinitaire, évêque italien (1901-1952). - de la servante de Dieu Maria Barbara de la Trinité (au siècle Barbara Maix), fondatrice autrichienne de la Congrégation des Sœurs du Cœur immaculé de Marie (1818-1873). -du serviteur de Dieu Pius Keller, prêtre allemand, religieux augustinien (1825-1904). -du serviteur de Dieu Andres Hibernón Garmendia, frère espagnol des Ecoles chrétiennes (1880-1969). - de la servante de Dieu Chiara Badano, laïque italienne (1971-1990).

23 juin 2008

LETTRES A UN AMI

Première lettre

Le 25 décembre 1999


« Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole, il m'a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d'une manière suivie, excellent [Ami], afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus ». (Lc 1 ; 1-4)


L’annonce faite à Marie (Lc. 1, 26-37)

Cher ami et frère en Jésus-Christ ;
Je ne saurais te parler de la naissance de Jésus si je ne te parle pas de l’annonce faite à Marie, annonce qui est le « fil rouge » de toute la trame christique, c’est-à-dire, de l’histoire de notre salut.
En effet, le Christ n’est pas né d’un « coup de baguette magique », même si sa naissance est entourée de tant de signes divins et de miracles inexplicables.
Voici donc le texte de l’Évangile de Luc, où il explique comment Dieu a voulu se servir d’une humble créature afin que s’accomplisse notre salut :


« Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin. Marie dit à l'ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? L'ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu ». (Lc. 1, 26-37)


Nous voilà donc renseignés quant au temps et à l’endroit : Ce fut le « sixième mois », « dans une ville de Galilée, appelée Nazareth ».
Que se passe-t-il alors ?
« L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu ».
Et à qui fut-il envoyé, ce grand messager céleste ?
« Auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ». Elle s’appelait Marie.
Quand on consulte les Pères de l’Église, on s’aperçoit très vite que tous, ou presque, ont commenté l’Évangile de Luc ; et il est fort intéressant de voir la manière — propre à chacun — dont ils abordent ces premières lignes.
Saint Basile, dans son “Commentaire sur Isaïe”, nous fait remarquer que les anges ne sont pas envoyés pour de « petites besognes », mais pour des missions bien importantes, car « les esprits célestes — selon lui — ne viennent pas à nous de leur propre mouvement, c’est Dieu qui les envoie lorsque notre utilité l’exige ; car leur occupation est de contempler l’éclat de la divine sagesse ».
Saint Grégoire le Grand, pour sa part, explique que l’ange envoyé vers Marie, n’est pas n’importe qui, « ce n'est point un ange quelconque, mais l'archange Gabriel qui est envoyé à la Vierge Marie. Il n'appartenait, en effet, qu'au plus grand des anges de venir annoncer le plus grand des événements. L'Écriture lui donne un nom spécial et significatif, il se nomme Gabriel, qui veut dire force de Dieu. C'était donc à la force de Dieu qu'il était réservé d'annoncer la naissance du Dieu des armées, du fort dans les combats qui venait triompher des puissances de l'air ».
Et s’il te venait l’idée de te poser la question : pourquoi un si important messager fut-il envoyé à une si humble vierge, voici ce que pourrait te répondre saint Jérôme dans son “Sermon sur la Dormition” :
« C'est avec raison qu'un ange est envoyé à une vierge ; car la virginité a toujours été unie par des liens étroits avec les anges. En effet, vivre dans la chair, sans obéir aux inspirations de la chair, ce n'est pas la vie de la terre, c'est la vie du ciel ».
Mais il n’est pas le seul à pouvoir te répondre, à pouvoir t’expliquer le pourquoi d’un si grand honneur échu à Marie. Écoute saint Augustin, le grand évêque de Carthage :
« La virginité seule était digne d'enfanter celui qui, dans sa naissance, n'a pu avoir d'égal. Notre chef, par un miracle éclatant, devait naître d'une vierge selon la chair, et figurer ainsi que l'Église vierge donnerait à ses membres une naissance toute spirituelle » (De la sainte Vierge, chap. 15).
Je comprends qui tu puisses sourire de la notion de virginité qui ressort de ces textes, surtout quand il est dit que la vierge en question « était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph »
.
En effet, à notre époque, nul n’y attache, malheureusement, aucune importance ; je dirais même que la virginité est tournée en ridicule par la plupart des hommes et des femmes de notre temps… Qui croirait, de nos jours, que deux fiancés puissent rester chastes dans leur amour, vierges dans leur vie au jour le jour ? Et pourtant, tu peux me croire, que nul cadeau est plus beau pour deux fiancés qui se marient, que de s’offrir l’un à l’autre, le jour de leurs noces, leur virginité mutuelle !…
Il est loin, mon ami, le temps où l’on pensait que « ce noble idéal de la virginité, précieux à tous ceux qui situent le beau dans la pureté, échoit à ceux-là seuls que la grâce bienveillante de Dieu assiste dans le combat pour réaliser leur bon désir » (Grégoire de Nysse : De la virginité ; chap. 1). En effet, notre temps est « infesté » par les « fumées de Satan » et, tout porte à croire que cela ira de mal en pire, car je pense que nous sommes arrivés à cette période néfaste que le Christ a vue et pour laquelle il s’est interrogé : « À mon retour, trouverai-je la foi sur la terre ? »
Mais, revenons à Gabriel et à sa « salutation à Marie ». Que lui dit-il, ce grand messager ?
Il commence par une politesse toute divine, toute respectueuse :
« Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi ». D’autres traductions disent : « Je te salue, pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi ».
Quoi qu’il en soit, toutes deux nous rappellent cette belle prière que nous récitons chaque jour, plusieurs fois — je sais que tu récites le chapelet — dans la journée, rendant ainsi un hommage filiale à Celle qui, en plus d’être la Mère de Jésus, est aussi notre Mère.
Il ne serait pas étonnant qu’en disant cela, l’ange Gabriel se soit incliné devant cette jeune fille que le péché originel, par une grâce d’exception, n’avait pas souillée.
Cette annonce trouble Marie, car même si elle savait — elle fut élevée au Temple et connaissait donc les Écritures Saintes — que le Messie devait naître, elle ne pensa certes pas un seul instant que l’honneur de cette maternité lui échouerait.
Mais, l’ange la rassure : « Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ».
Il aurait encore pu lui dire, comme nous l’explique saint Augustin : « Il est avec toi plus qu’il n’est avec moi ; car il est lui-même dans ton cœur, il s’incarne dans tes entrailles, il remplit ton âme, il remplit ton sein ». Mais, Marie n’aurait peut-être pas compris…
Il faut avouer qu’elle avait le droit de s’étonner d’une telle annonce ; elle qui était vierge et comptait probablement le rester.
Sa réaction sera toute naturelle et en conformité avec son éducation ; elle questionne étonnée : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? ». Autrement dit : Comment cela sera-t-il possible car je suis vierge et entends le rester ?
Aussitôt l’Ange Gabriel la rassure, lui explique comment cela va se passer :
« Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. »
Donc le fait que l’Esprit Saint vienne sur Elle et que la puissance de Dieu la couvre de son ombre fait engendré dans le sein de la Vierge l’Être qui est au-dessus de tout Être. « C’est pourquoi, poursuit l’Ange le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu ».
Cette puissance divine n’annihile nullement l’état “physique” de Marie, bien au contraire, l’élève au niveau céleste, la rend plus grande que les Anges eux-mêmes.
Il est bon ici de se souvenir que la « la vierge était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph » et de rappeler un autre fait qui me semble important et que saint Ambroise de Milan, dans son commentaire à l’Évangile de Luc, sous-entend : les paroles de l’ange et les réponses de Marie, au sujet de la virginité :
« La virginité de Marie ― explique le saint Évêque de Milan ― devait tromper le prince du monde, qui, la voyant unie à un époux, n'a pu se méfier de son enfantement. »
Pour que le prince du monde ait été trompé, il fallait que les paroles, aussi bien de l’Ange Gabriel que celles de Marie, restent dans le domaine de la locution intérieur ― sorte de transmission de pensée, en extrapolant un peu ―, car le diable n’est pas autorisé par Dieu à lire dans la pensée humaine. Il peut faire des suggestions, et il ne s’en prive pas, mais il ne peut, en aucun cas, lire la pensé de l’homme. Car s’il avait pu entendre la salutation de l’Ange Gabriel à Marie, il n’aurait pas eut de doutes sur les origines de Jésus ; il n’aurait pas dit plus tard, lors de la tentation au désert : “Si tu es le Fils, jette-toi en bas” (Mt. 4, 6). Le “si” employé ici porte à croire ou même atteste que Satan ne savait pas encore, à ce moment-là ― en tout cas au début de la tentation ― que Jésus était le Messie, le Fils de Dieu.
Cette interprétation semble corroborer celle du saint Docteur de l’Église, car il écrit peu après : « Cette locution ne doit pas nous donner à croire que la parole soit servie plutôt qu'entendue. Il ne s'agit pas d'une parole articulée », donc, il s’agit probablement d’une locution intérieure, comme je l’ai dit plus haut, qui ôtait à Satan toute possibilité d’intervention et de persécution envers Marie et l’enfant qu’Elle allait désormais porter en son sein.
Mais, revenons au texte de saint Luc. L’Ange dit encore à Marie : « Voici, qu’Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu ».
L’Ange qui lui annonce que « sa parente Élisabeth a conçu un fils en sa vieillesse » termine son message par une phrase évidente, mais que l’on oublie bien souvent : « Car rien n'est impossible à Dieu ».
Je t’invite, mon ami, à méditer ces paroles qui à elles seules expliquent tant de tant de choses desquelles nous sommes témoins mais que notre esprit cartésien et obtus refuse bien souvent de croire.
Que la paix et l’amour de Jésus-Christ habite ton âme et ton cœur.
Fraternellement en Jésus et Marie.
A.

RESTE FIDELE JUSQU'A LA MORT

MEDITATION MYSTIQUE


Petit-frère, je t’ai entretenu, la dernière fois de ce que Dieu attend de toi, en te recommandant de “soigner ton amour”. Aujourd’hui je vais te parler, si la grâce m’en est donnée, d’une autre demande du Seigneur : vaincre.
Mais, vaincre quoi ? ― me demanderas-tu peut-être. Je te répondrai tout simplement : vaincre tous les obstacles qui peuvent nous éloigner ou nous séparer de Jésus.
Écoute donc ce que te dit le Seigneur lui-même :
« Mon fils, la vie est une lutte, et à celui qui est vainqueur, “je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu” (Ap. 2, 7). N’oublie surtout pas, mon enfant, que Dieu est le “propriétaire” du ciel et de la terre. Sache que ce n’est pas le ciel l’unique endroit réservé au Royaume de Dieu et, non plus la terre qui appartient à Satan… Dieu règne au ciel et sur la terre à travers tous les cœurs qui l’aiment et à qui il offre, dès ici-bas, de “manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu”. »
As-tu bien compris, petit-frère : Dieu règne à travers les cœurs de ceux qui l’aiment… L’aimes-tu, toi ? Si tu l’aimes, ton cœur est aussi le Royaume de Dieu, ton cœur est aussi le trône de la Majesté divine ! Voilà pourquoi Dieu t’invite à être un bon guerrier, un guerrier qui sort toujours vainqueur de toutes les batailles de la vie.
Mais, sais-tu seulement ce que c’est que vaincre ?
« Vaincre ― te dit le Seigneur ― c’est écouter ce que te dit à l’oreille et à ton cœur, l’Esprit de Dieu ; c’est mettre en œuvre sa volonté et dépasser tous les obstacles.
Mon petit enfant, vaincre c’est se maintenir ferme dans l’accomplissement de la Parole de Dieu, malgré les adversités. »
Il va de soi, petit-frère, qu’une lutte engendre de la souffrance, mais il te faut savoir que souffrir par amour, ce n’est plus de la souffrance, mais de l’amour… Peux-tu comprendre cela ?
Non ! Cela te semble incohérent… Alors je vais essayer de t’expliquer.
Sache tout d’abord qu’il n’y a pas de vrai amour sans souffrance, quoique cela puisse te paraître invraisemblable.
Regarde un couple marié : ils se sont accordés pour vivre toute une vie ensemble, aussi bien “dans les joies que dans les peines”… Et, comme moi, tu sais bien que la vie n’est pas toujours faite de bons moments… et, malgré les mauvais moments, malgré toutes les péripéties qui peuvent survenir tout au long d’une vie, ces époux s’aiment et acceptent tous les aléas malheureux qui les font souvent souffrir… mais cet amour qui les unit leur permet de rester toujours ensemble “dans les joies comme dans les peines”.
Regarde encore un autre exemple : la rose. Combien elle est belle, combien agréable est son parfum, mais si tu n’y fais pas attention tu peux te piquer, car cette rose a des épines… Mais, celles-ci ne l’empêchent pas d’être belle et de sentir agréablement… Ainsi va de la vie en Dieu.
Écoute ce que le Seigneur pourrait te dire et mieux l’expliquer que moi :
« Quand tu souffres, mon enfant, je m’en rends bien compte, mais je permets cette douleur ou cette souffrance afin que tu t’approches encore plus de moi. Sache que “je connais ta tribulation” (Ap. 2, 9), mais “ne crains rien de ce que tu auras à souffrir” (Ibid.), car toujours je veillerai sur toi.
Mon enfant bien-aimé, je “connais ta pauvreté, même si tu es riche” (Ap. 2, 9) ; tu es riche parce tu es un enfant de Dieu qui est riche en miséricorde et, au milieu de tes tribulations matérielles, tu es riche en amour et, quand on est riche en amour on ne doit rien craindre : la victoire est à portée de main. Aime-moi et tu seras vainqueur ; aime-moi et je te ferai “manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu”. »
Tu es quelquefois attristé par ce que disent les ennemis de Dieu ou même ceux de ton entourage qui ne partagent pas cette vie que tu mènes. Je te fais une suggestion : venge-toi d’eux, venge-toi à la manière des enfants de Dieu : prie pour eux, offre-toi pour eux, comme te le demande le Seigneur…
Le Seigneur te dit encore, avec des paroles plutôt sévères, mais toujours remplies d’amour :
« Je connais les murmures et les calomnies de ceux qui se disent de Dieu, mais je te le dis : ils ne sont qu’“une synagogue de Satan”.
“Je connais tes épreuves”, mon tout-petit, mais je te le dis encore : N’aies pas peur ! Ne crains rien, ni ces murmures ni ces calomnies, ni même les persécutions ni les mépris, je suis avec toi et avec moi tu vaincras. N’oublie jamais ceci : “tu es riche”, car tu possèdes la grâce de Dieu en toi.
Je te dis encore, mon enfant : au milieu de ta souffrance et des difficultés normales de la vie, “reste fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie” (Ap. 2, 10). »

Vois-tu, petit-frère, combien est bon notre Dieu ?
Ne serais-tu pas heureux de porter sur ta tête cette “couronne de vie” ?
Vis en ayant cette certitude : Qui lutte en cette vie, et en sortira “vainqueur n'a rien à craindre de la seconde mort” (Ap. 2, 11).
Cela veut dire ceci : la première mort est celle de l’appel de Dieu pour le premier jugement “privé”, et la seconde mort, c’est la condamnation éternelle au feu de l’enfer, car l’enfer existe bien, mon petit-frère, sois-en certain.
Si tu ne devais garder de ces quelques lignes qu’une seule idée, je te suggère de graver dans ton cœur cet appel que t’adresse le Seigneur :
“Reste fidèle jusqu'à la mort”, car seule cette fidélité à cette consigne permets l’accomplissement de la promesse de Dieu : “Je te donnerai la couronne de vie”, et encore : je te ferai “manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu”. Amen.