19 avril 2007

JE CHANTE POUR DIEU


Je chante pour mon Dieu, je chante son Amour,
je chante sa bonté,je chante sa beauté.
Je chante sa patience,
je chante sa douceur et sa délicatesse, et sa Miséricorde...

Je chante sa tendresse, sa force,
sa puissance, mais aussi son pardon...
Je chante son Amour, je chante sa richesse.
Je Le chante pour sa création, ses dons et ses commandements.
Je Le chante pour ses saints et ses anges, et la vie éternelle.

Mais je Te chante aussi Jésus d’être venu chez nous,
et d’avoir partagé notre vie,
D’avoir vécu nos peines, d’avoir vécu nos joies, d’avoir partagé nos misères.
Je Te chante Jésus de nous avoir montré le chemin de la vie,
le chemin de la vérité,
Je Te chante Jésus, car le Chemin, c’est Toi,
Je Te chante Jésus, Tu es aussi la Vie,
Tu es toute ma vie.

Je Te chante Jésus d’avoir souffert comme nous,
d’avoir pleuré sur tes amis,
Je te chante Jésus d’avoir compris les pauvres,
tous les pauvres de coeur,
de les avoir aimés, de les avoir bénis,
de leur avoir rendu toute leur dignité d’homme.
Je Te chante Seigneur, car pour Toi nous sommes tous des pauvres.
Il n’y a pas de riches pour Toi, tous les hommes sont des pauvres,
et Tu les aimes tous.

Je te chante Jésus d’avoir pris nos péchés,
de les avoir portés avec Toi sur la Croix.
Je Te chante Jésus de les avoir expiés pour nous sur le bois de ta Croix.
Pour nous Tu T’es offert au Père,
Pour nous Tu es allé sur le Chemin terrible,
le chemin de la Croix et de la Rédemption.

Je Te chante Jésus, car avant de mourir et de ressusciter,
Tu nous donnes ta Mère.
Je Te chante Jésus, Tu nous réconcilies avec Dieu notre Père.
Que mon chant Te console ô Jésus,
mon pauvre chant d’amour qui ne dit que “Je T’aime”.

Permets que je Te suive Jésus, partout où Tu voudras
Sur tes chemins de vie, sur tes chemins de pleurs,
de souffrance et de mort,
Sur tes chemins d’amour et tes chemins de paix.
Avec Toi fais-moi Eucharistie, fais-moi hostie cachée,
Fais-moi hostie pour Toi, pour que je Te console.
Fais-moi Eucharistie pour que mon chant d’amour sans fin Te rende grâce,
A Toi qui es l’Amour.

MÉDITATION

Nicodème

Curieux ! Je pense soudain à Nicodème que j’aime particulièrement. Je pense à Thomas, et à tous ceux qui ont commencé par s’instruire ou à avoir des preuves avant de s’engager. Brave Nicodème : tu vas toi-même rencontrer Jésus. De nuit, paraît-il ! Mais qu’est-ce que cela peut faire ? Tu voulais éviter la foule, mais surtout tu voulais avoir du temps avec Jésus. On ne peut aborder des sujets difficiles que si on a un peu de temps devant soi. Sinon, on reste à la superficie des choses.
Nicodème veut savoir. Il est docteur en Israël ; il connaît les écritures, et Jésus l’intrigue : serait-ce Lui le Messie tant attendu ? La question est tellement grave qu’elle doit être réfléchie longuement; on ne peut pas s’engager sur des racontars, des rumeurs qui circulent dans les foules. Il faut pouvoir poser ses questions longuement et recevoir les réponses avec attention. Oh ! que je t’aime, mon cher Nicodème ! Tu veux savoir, tu dois poser des questions sur ce qui te tracasse ; tu dois voir Jésus de près et tranquillement : donc tu iras le voir de nuit. Et Jésus t’accueille. Jésus prend la peine de t’écouter, et Il te répond, parfois sans complaisance : “Comment ! Toi un maître en Israël, tu ignores ces choses ?” Mais toi tu écoutes, tu t’humilies devant Jésus et toi aussi tu constates : “Jamais homme n’a parlé comme cet homme !”
Pourquoi chaque fois qu’on parle de Nicodème on insiste plus sur le fait qu’il soit allé trouver Jésus de nuit que sur le reste de la conversation. Cher Nicodème, la plupart du temps l’Évangile t’oublie ; on ne te retrouve qu’au pied de la croix, et chez Pilate pour demander le corps du Crucifié. Étonnant et merveilleux courage ! Et quelle leçon pour nous. Avant de répandre des rumeurs, des idées, il faut d’abord s’informer afin d’être en mesure de chasser le doute. Il faut avoir approfondi un sujet ― peu importe de quelle façon ― pour être en mesure d’en parler et d’apporter un jugement sain : c’est de la simple honnêteté.
Saint Nicodème ! Je crois avoir le droit de te nommer ainsi car être honnête avec soi-même et les autres n’est pas un signe de couardise, de peur, de manque de courage, mais plutôt d’honnêteté. Et le courage, le vrai courage, tu le possédais beaucoup plus que tous ceux qui se sont enfuis pendant la Passion de Jésus. Alors pourquoi ont-ils comme occulté tes démarches ? Pourtant, tu nous rends tellement de services quand, comme toi, nous avons besoin de nous faire éclairer. S’il n’y avait pas eu Nicodème, qui nous aurait dit “qu’il nous fallait renaître de l’eau et de l’Esprit” ?
Jésus, tant de gens, qui au départ étaient de grands incroyants, sont devenus chrétiens parce qu’ils T’ont rencontré. “Dieu existe : je l’ai rencontré,” a dit André Frossard. Beaucoup de “grands hommes” ont dit des choses comparables. À d’autres personnes il fut donné de ressentir des évènements extérieurs probants : ainsi, la lecture des Actes des Apôtres nous dit : “Comme leur prière se terminait, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis de l’Esprit-Saint et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.”
Dieu se manifeste clairement à certaines personnes. La terre tremble pour manifester l’Esprit. Oui, Seigneur, nous avons vraiment besoin des preuves de ta présence, de ton existence, car nous sommes aveugles et sourds. Jésus, tant de gens de notre génération sont incapables de voir Dieu que d’ailleurs ils refusent. Et pour nous, qui nous disons chrétiens, c’est souvent comme si nous étions aveugles ou sourds. Sauf peut-être devant certaines découvertes scientifiques qui nous mettent au pied du mur. Jésus, manifeste-Toi, car nous avons besoin, de fortifier notre foi. Je crois, Seigneur, mais viens en aide à mon manque de foi ! Seigneur ! Manifeste-Toi pour que le monde croie !
Seigneur, fais que nous imitions parfois saint Nicodème, et que, comme lui, nous sachions aller Te trouver de nuit, pour avoir plus tard le courage d’être au pied de Ta croix ou chez Pilate en train de réclamer ton Corps pour le déposer dans une sépulture digne.
Paulette Leblanc