19 mars 2007

CHAOS DANS LA DOCTRINE

CHAOS DANS LA DOCTRINE, DANS LA MORALE,
DANS LA LITURGIE
* * * * *

Reprenons, mon fils, Je suis Jésus, écris.
J'ai déjà dû te parler de chaos et c'est vraiment le cas de parler de chaos, dans la doctrine, dans la morale et dans la liturgie.
On a prétendu tout changer, mais tout changer dans un sens anti-conciliaire, car telle est la substance des faits. Or, tu sais bien ce que signifie le mot « substantia » ... la substance réside sous les accidents. De même, tout aussi cachée doit demeurer l'intention d'agir en opposition avec le Concile ; bien manifeste par contre doit figurer la volonté de tout réformer en conformité avec le Concile, de sorte que toute l'œuvre de régénération spirituelle chaudement voulue et recommandée par le Concile, est devenue une action de dissolution du grand patrimoine de la Révélation et de la Rédemption toute entière.
Voici donc pourquoi s'affirment sous les plus insidieux prétextes un très grand nombre d'erreurs théologiques, dogmatiques et morales, par lesquelles on a entamé substantiellement la Bible, au point qu'il suffirait d'accepter seulement quelques-unes des si nombreuses hérésies affirmées, pour faire tomber toute la crédibilité de la Bible elle-même, et, une fois la Bible frappée mortellement, logiquement l'Evangile non plus ne se maintiendrait pas avec tout son contenu.
Chaos doctrinal donc, et non éclaircissements ou découvertes de nouvelles présentations des vérités bibliques ou théologiques. Mais ici, il ne faudrait pas un simple message, mais plutôt un grand traité pour mieux expliquer le nombre et la substance de toutes les erreurs et de toutes les hérésies sorties des lèvres torves de beaucoup de théologiens modernes.

La Vérité et la Justice prévaudront sur le mensonge et l'hypocrisie

Chaos doctrinal poussé au paroxysme, au nom de la liberté de pensée et de parole, comme si la liberté était une chose dont on puisse se servir sans discrimination aucune, pour le bien comme pour le mal, pour la vérité comme pour l'erreur.
Dans mon Eglise nouvelle, cet abus de la liberté devra cesser. Ce n'était pas contraindre la liberté que d'interdire la diffusion des hérésies tendant à entraîner les âmes loin du plan et du mystère du salut. Non, c'était seulement contenir dans son juste usage le don de la liberté, de même qu'il n'est pas mal d'interdire et de punir sévèrement ceux qui, au nom de la liberté voudraient répandre des bactéries porteuses de mort. Est-ce que les hérésies n'apportent pas la mort aux âmes, dont la vie est bien plus précieuse que la vie des corps ?
Quand les hommes se décideront-ils enfin à ouvrir leur coeur et leur âme au bien et à la vérité et prendront-ils conscience de l'humiliante condition où ils vivent ?
Ils parlent de liberté et ils sont liés, coeur, âme et corps à la plus féroce des tyrannies, celle de Satan.
Dans mon Eglise nouvelle, devront être rétablies les me­sures disciplinaires pour qui abuse de la liberté, don de Dieu, dans le but de jeter l'homme dans l'humiliante et avilissante sujétion aux puissances du mal.
Beaucoup, en lisant ce message, à l'exemple des prêtres du Temple, déchireront leurs vêtements et, scandalisés, crieront au blasphème ; mais peu importe, ce qui compte vrai­ment, c'est que la Vérité et la Justice prévalent sur le mensonge et l'hypocrisie.

Pour beaucoup de mes ministres il n'y a plus de péché !

Mon fils, chaos, oh oui, chaos dans la Loi de mon Eglise, de sorte qu'aujourd'hui pour beaucoup de mes ministres,
il n'y a plus de péché ; donner la vie ou l'ôter est la même chose !
Beaucoup de mes ministres communisants, lecteurs assidus et appliqués de périodiques et journaux marxistes, pensent réellement ainsi, et également quelques évêques pensent ainsi.
Pour ceux-là est licite même la légalisation du massacre de millions d'innocents... Cela crie vengeance devant Dieu, et peut-être changeront-ils d'idée lorsqu'ils perdront eux-mêmes la vie, mais il sera trop tard pour eux de comprendre ce que vaut la vie d'une créature humaine.
Mon fils, chaos, et comment ! Même des évêques ont fait bon visage à la plus infâme parmi toutes les lois humaines, où l'on a confondu l'amour charnel avec l'amour commandé par Dieu, en tant que suprême Loi contenant toute la Loi ancienne et nouvelle, avilissant ce grand Commandement par les plus répugnantes concessions sur le terrain moral, planifiant le licite et l'illicite, le bien et le mal, à l'encontre de la clarté et de la netteté sans équivoque de mes Commandements et Préceptes.
Si ce n'est pas là un chaos, qu'est-ce qu'on devrait appeler chaos ?
Fils, Je vois que tu es fatigué, nous reprendrons demain, maintenant Je te bénis et avec toi Je bénis tous ceux qui collaborent à la préparation de ce VIème volume, et avec Moi te bénit ma Mère qui, Elle aussi, se réserve de te parler.
15 Novembre 1978

Ottavio Michelini ; “Messages de Jésus à ses Prêtres

10 mars 2007

DES TEMPS PÉRILLEUX VIENDRONT

Commentaire eschatologique
Où est donc l'optimisme pour la fin des temps ? Quand le Seigneur prédit que l'erreur aura couvert toute la terre, de sorte que même les élus risqueront à chaque pas d'être trompés par les faux chrétiens et les faux christs qui existeront partout, comment pourrions-nous être optimistes pour l'avenir ? Comment pourrions-nous être optimistes pour l'avenir quand le Seigneur prédit la multiplication de l'iniquité et le refroidissement de l'amour des hommes ?
Certes, il y a la perspective de l'union des «Églises», pour l'union de tous ceux qui viennent en son nom et en induisent plusieurs en erreur. Mais voyez « que personne ne vous induise en erreur... voilà, je vous l'ai prédit ». L'union que cherchent les faux chrétiens de notre temps est l'une des plus parfaites machinations du mensonge, le piège le plus hypocrite duquel le Christ veut nous délivrer en nous rendant attentifs. Si l'union et l'expansion universelle du christianisme était le but final de l'humanité, comme eux l'enseignent, alors pourquoi le Christ prédit-Il une affliction pour ses élus, en ces jours-là ? Si toutes les nations de la terre acceptent et vivent l'Évangile, pourquoi alors le Christ dit-Il que les jours de la fin du monde seront comme les jours de Noé, où l'apostasie recouvrait toute la terre et où seulement une poignée d'hommes furent trouvés fidèles envers Dieu et entrèrent dans l'arche, symbole de l'Église ?
Si les derniers jours de la terre sont caractérisés par l'image idyllique dont rêvent les chrétiens sentimentaux et «psychiques», pourquoi alors l'apôtre Paul écrit-il ces mots à Timothée : « Sache que dans les derniers jours... » (2 Tim 3,1-5) ?
Où est l'optimisme de l'apôtre saint Paul ? Quand il écrit aux Thessaloniciens qui attendaient d'un instant à l'autre la Parousie du Christ : « Que personne ne vous séduise d'aucune manière...(c'est-à-dire que le Christ vient maintenant, immédiatement), car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant et qu'on ai vu paraître l'homme du péché (Antichrist), le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant Dieu lui-même (jusqu'alors, le Christ ne viendra pas.) Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses lorsque j'étais encore chez vous ? » Ensuite, Il continue au sujet de l'antichrist : « ...et alors paraîtra l'impie que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche et qu'il anéantira par l'éclat de son Avènement. L'apparition de cet impie se fera par la puissance de Satan avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent, parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. » « Aussi Dieu leur envoie une puissance d'égarement pour qu'ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité mais qui ont pris plaisir à l'injustice soient condamnés. » (2 Thes 2, 3-5 et 8-12).
L'avenir n'est donc pas si beau que l'imaginent - «ceux qui périssent» - et qui «n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés.» L'avenir sera caractérisé par l'apostasie, l'apostasie la plus effroyable que le monde ait jamais connu. Car ce ne sera pas une négation pure et nette de Dieu, mais une hypocrisie, une contrefaçon de la foi et de la Vérité. Mais est-ce que les pères du désert et toute la nuée des saints de notre Église n'ont pas prophétisé les mêmes choses pour la fin des temps ? Voici la discussion d'un disciple avec on père spirituel, tiré de l'Evergetimos : « et le frère lui demanda : - "Comment les coutumes et les traditions des chrétiens changeront et n'y aura-t-il plus de prêtres dans l'Église pour que toutes ces choses arrivent ?" Le vénérable répondit : - "Dans ce temps, l'amour de plusieurs se refroidira et il y aura une grande affliction : des invasions de nations et des mouvements de peuples, l'apostasie des rois, le gaspillage des prêtres, la négligence des moines ; les supérieurs mépriseront leur propre salut et le salut du troupeau ; tous seront prompts et importants pour les banquets, bagarreurs, paresseux pour la prière, prompts à la médisance, très disponibles à critiquer la vie des vieillards, n'écoutant pas leurs paroles et ne les imitant pas, mais plutôt se moquant d'eux et disant : "si nous avions vécu de leur temps, nous aurions lutté nous aussi". En ce jour, les évêques seront respectueux envers les puissants, faisant un jugement en recevant des cadeaux et en ne défendant pas le jugement du pauvre ; ils affligeront les veuves et opprimeront les orphelins. Dans le peuple entrera l'incrédulité, la prodigalité, la haine, l'inimitié, la jalousie, la rivalité, le vol, l'ivresse". Le frère demanda : - "Que fera-t-on en ces temps et à cette époque ?" Le vénérable répondit : - "En ces jours-là mon enfant, celui qui peut sauver son âme, qu'il la sauve et il sera appelé grand dans le Royaume des cieux.»
De ces prophéties accomplies pour une grande part, on peut très clairement avoir une idée sur la conduite de l'humanité. Son avenir est une faillite spirituelle où « l'amour envers Dieu et le prochain sera refroidi et les hommes deviendront à l'extrême égoïstes, amis de l'argent, orgueilleux, blasphémateurs, amis du plaisir. »
Mais cette faillite spirituelle ne se présentera pas si effrayante qu'elle est, elle sera recouverte d'une magnifique apparence de religiosité. Les gens, couverts d'ulcères spirituels auront pourtant « l'apparence de la piété ». Nombreux seront ceux qui prêcheront au nom du Christ et qui tromperont avec leur fausse piété et religiosité « ceux qui périssent », ceux qui n'ont pas dans leur cœur l'amour de la vérité pour pouvoir distinguer, sous la forme de la brebis, le loup.
D'autre part, à la fin des temps, ces faux christs et ces faux prophètes feront accompagner leur prédication de signes et de grands prodiges accomplis par la puissance de Satan (spiritisme, magie, fakirisme, etc.). Quand la corrosion gagnera la foi des grandes masses de l'humanité et que les âmes seront préparées par ces faux prophètes, alors se révélera celui qu'attendaient et attendent encore les Juifs, celui auquel pendant des siècles l'humanité a préparé le chemin, celui qui deviendra le symbole et le Dieu de toute la génération perdue des derniers hommes, « l'homme du péché », du grand péché satanique de l'esprit, le fils de la perdition, celui qui sera adversaire, et, comme Lucifer, orgueilleux et au-dessus de tout ce que les hommes auront respecté jusqu'alors. Il s'assoira dans le temple de Dieu comme Dieu, avec une puissance terrible, avec des signes et des prodiges qu'il fera par la puissance de Satan, il démontrera aux esprits myopes et enténébrés des hommes que c'est lui qui est dieu, et pas un autre. C'est lui qui réalisera l'union, si désirable pour les sentimentaux. C'est devant son propre trône que les hommes de toutes les religions et de tous les courants « spirituels » se courberont pour l'adorer et fraterniser. C'est lui qui unira sous son sceptre toutes les nations de la terre car « ...il lui fut donné une autorité sur toute tribu et peuple, langue et nation et tous ceux qui habitent sur la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'est pas inscrit dans le livre de vie de l'Agneau immolé... » (Ap 13, 7-8). Pour les hommes du monde, cette perspective d'un état universel, d'une religion universelle, est quelque chose de très agréable. Il se passe la même chose pour ceux qui aujourd'hui, désirent l'union « des Églises » et ne prêtent aucune attention à la vérité. Pour ces derniers, les questions dogmatiques ne sont pas autre chose que des byzantinismes futiles. Mais « pour cela, Dieu leur enverra une énergie d'égarement pour qu'ils croient au mensonge afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité soient jugés, ceux qui ont pris plaisir à l'injustice » (2 Thes 2,11).

Alexandre Kalomiros
Bulletin orthodoxe n° 10 de septembre 1980