24 décembre 2007

JOYEUX ET SAINT NOEL 2007

Nous souhaitons à tous les lecteurs de ce Blog, et à tous les peuples du monde, un Joyeux et Saint Noël 2007




Le Webmaster

23 mai 2007

PROFESSION DE FOI


Je suis très énervée ce matin, très fatiguée à cause de Dieu et de son Fils, et surtout très révoltée...
Il y a deux jours, tout-à-fait par hasard, j’écoute une radio, une interview d’un responsable catholique: soudain je l’entends dire: “Autrefois, nous (les catholiques) étions sûrs d’être les seuls à détenir la vérité. Mais maintenant...” Et suivit immédiatement le refrain habituel: il faut faire la part des choses, il faut écouter les autres, etc...
Mais qu’est-ce que ça veut dire? Quel acharnement à vouloir détruire la foi des quelques fidèles qui restent! Et je ne parle pas des façons nouvelles de présenter l’Eucharistie...
Seigneur, je ne sais plus où j’en suis; parfois mon esprit défaille; je ne sais plus où est la vérité, et je me sens perdue. Alors, qui a la vérité,, si notre foi n’est que relative? Et une foi relative, est-ce encore une foi? Le relativisme est-il devenu la vérité? Il n’y aurait donc rien d’absolu, rien de vrai; tout ce que les apôtres et les millions de martyrs ont tous affirmé au péril de leur vie, n’est donc que du relatif? Quelle tristesse, quel désastre! Nos vies n’ont plus de sens... Alors que faisons-nous sur la terre?
Une autre chose me trouble aussi beaucoup. “On”, essentiellement les médias, probablement mus par quelque puissance occulte, "on" tente par tous les moyens de faire renaître, et largement connaître, des cultures éteintes souvent depuis plusieurs siècles. “On” essaie de faire revivre des cultes parfois diaboliques, mais en occultant soigneusement tout ce qu’ils pouvaient avoir d’horrible, notamment les sacrifices humains. On dit partout qu’il faut respecter toutes les cultures, toutes les religions, mais tout est fait pour détruire notre culture, la culture chrétienne, celle qui, notamment a fait l’Europe...
Voici que mon cœur brisé se tourne vers Toi, mon Seigneur, et, dans mon cœur, naît comme une nouvelle profession de foi:
– Oui, je crois en Dieu bon, personnel, Créateur, Dieu qui est vraiment Quelqu’Un, un Dieu qui est Amour, donc famille, donc Trinité.
– Oui, je crois en Dieu Créateur, qui a façonné et préparé la terre pour que les hommes puissent vivre heureux. Dieu a fait le monde bon, pour l’homme qui était très bon, qui était fait pour aimer, et qui devait aimer Dieu.
– Oui, je crois en Dieu qui a entendu le cri de son peuple et de tous les hommes devenus malheureux parce qu’ils avaient refusé la Loi d’amour et de bonheur. Je crois en Dieu qui a entendu le cri de son peuple et qui appelle Moïse pour le délivrer de la main de Pharaon son oppresseur.
– Oui, je crois au Dieu unique qui a suscité de nombreux prophètes pour éduquer son peuple et le remettre dans le droit chemin.
– Oui, je crois au Dieu qui s’est révélé Lui-même en nous révélant sa bonté de Père, son amour, sa miséricorde.
– Oui, je crois en Jésus-Chrit, le Messie, le Fils de Dieu, né de Dieu.
– Oui, je crois en Jésus qui a fait d’innombrables miracles, qui a chassé les démons, qui est mort sur la Croix, qui est ressuscité des morts. Tout cela des centaines, des milliers de témoins l’ont vu, l’ont constaté, l’ont affirmé.
– Oui, je crois la parole de ceux qui ont vu Jésus ressuscité et qui sont morts martyrs pour affirmer leur foi.
– Oui, je crois en la venue de l’Esprit -Saint qui a agi au cours des siècles suscitant sans cesse de nouveaux prophètes.
Je crois à la vérité que Jésus nous a donnée, cette vérité qui est Lui-même: “Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie.” Je crois que cette vérité donnée par Dieu Lui-même est la seule véritable, même aujourd’hui dans notre monde, et qu’il faut la garder précieusement dans son intégralité; je crois aussi qu’il faut la faire connaître, la prêcher, cette vérité. D’ailleurs Jésus a dit à ses apôtres, juste avant de les quitter définitivement: “Allez, enseignez toutes les nations...”
Jésus, je crie ma foi, mais en pleurant, en résistant de toutes mes forces aux vents du doute, de l’indifférence, du relatif. Jésus, je crois à tout ce que Tu nous as enseigné. Je crois à ton Eucharistie, au miracle de ton Eucharistie qui change le pain en ton Corps et le vin en ton Sang. Je crois à ta présence réelle et à la nécessité de T’adorer dans ton Saint-Sacrement. Jésus, je Te crois absolument et je ne peux pas relativiser tes paroles. Je crois que tes paroles sont divines, donc sacrées et qu’on ne doit rien en changer.
Seigneur, je crois que Tu es Amour, et amour pour nous. Je crois que Tu es Dieu, Fils de Dieu, UN avec le Père et l’Esprit, je crois en ta vérité unique, la seule qui sauve, car en Dieu, il n’y a rien de relatif.
Jésus, je crois, je crois, je crois, mais hâte-Toi de revenir chez nous: Tu vois bien que nous périssons. Jésus reviens vite et montre-nous, à nous tous les hommes de la terre, que Tu es Quelqu’un de vivant, d’éternellement vivant; et que Tu es la Vérité. Jésus je crois que Dieu est Quelqu’UN qui, par Toi, s’est rendu physiquement visible sur la terre. Je crois Jésus à la vérité de ton Évangile, je crois à son historicité, je crois, je crois, mais viens au secours de notre manque de foi!

Mechtilde L.

10 mai 2007

LE PLUS GRAND DES MYSTIQUES

JESUS...
Parmi les choses qui m’étonnent de plus en plus, il y a le mépris que beaucoup de prêtres, religieuses, etc. ... de notre Église, manifestent pour les mystiques depuis plus de quarante ans. Or, plus on avance dans la connaissance des mystiques et de ce que l’on appelle leurs expériences ou leurs révélations, plus on s’aperçoit qu’en réalité, les grâces, souvent exceptionnelles qu’ils ont reçues, ne font que reprendre les images que Jésus a utilisées quand Il vivait sur la terre au milieu de ses disciples et de ses apôtres. En effet, si l’on prend le temps de relire les paroles de Jésus, on est obligé de constater que, pour réussir à se faire comprendre des gens simples et peu cultivés, ou des docteurs et des scribes peu ouverts à ses enseignements, Il était obligé d’utiliser des comparaisons, car les mots humains sont incapables d’exprimer la divinité.
Or une des missions importantes de Jésus, c’était de révéler le Père et l’Esprit. Par ailleurs, comment Jésus qui “n’était pas venu pour abolir la Loi, mais pour l’accomplir”, aurait-Il pu expliquer l’inexplicable sinon en utilisant des images ou des paraboles?
Nous n’aborderons aujourd’hui que l’Évangile de saint Matthieu, laissant au lecteur le soin de lire les autres écrits du Nouveau Testament.
D’abord quelques images et comparaisons
Dès le début de son Évangile, Matthieu rapporte les paroles du Baptiste, puis le Baptême de Jésus. Que dit-il?
“Voyant un grand nombre de Pharisiens et de Sadducéens venir à son baptême, le Baptiste leur dit: ‘Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère qui vient?... Déjà la cognée est à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu... Celui qui vient après moi... vous baptisera dans l'Esprit-Saint et le feu,... il nettoiera son aire, il amassera son froment dans le grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point.’
Alors parut Jésus qui, ayant été baptisé, sortit de l'eau, et voilà que les cieux s'ouvrirent pour lui, et Jean vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.”
(Mat 3, 7 à 16) Ainsi, Jean-Baptiste utilise, tout naturellement des comparaisons. En effet, lorsque le Père présenta Jésus, Il envoya son Esprit sous la forme d’une colombe.
Dès que Jésus commence à prêcher, Il utilise des comparaisons et des paraboles. Ainsi, ceux qui Le suivent sont le sel de la terre, et la lumière du monde... Et encore: La lampe du corps, c’est l’œil...
Plus tard, en voyant cette multitude d'hommes, “Jésus fut ému de compassion pour eux, parce qu'ils étaient harassés et abattus, comme des brebis qui n'ont pas de pasteur. Alors il dit à ses disciples: ‘La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson... (Mat 9, 36 à 38) Car de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l'homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits.” (Mat 12, 40)
Toujours dans saint Matthieu on peut citer la vigne et les vignerons, les ouvriers de la dernière heure (Mat 20, 1 à 16), ou le figuier desséché (Mat 21, 18 et 19)
ou les vignerons qui tuent le fils de leur maître. (Mat 21, 33 à 40) Et encore: “Entrez par la porte étroite; car large est la porte, et spacieuse la voie qui conduit à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent, car étroite est la porte, et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il en est peu qui la trouvent. (Mat 7, 13 et 14)
Et voici quelques paraboles:
“Regardez les oiseaux du ciel, qui ne sèment ni ne moissonnent et n'amassent rien dans des greniers, et cependant votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux? Qui de vous, à force de soucis, pourrait ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie? Et pourquoi vous inquiétez-vous pour le vêtement? Observez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne peinent ni ne filent.” (Mat 6, 26 à 28)
“Quiconque donc entend ces paroles que je dis, et les met en pratique, sera semblable à un homme sensé, qui a bâti sa maison sur le roc: la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents on soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas été renversée, car elle avait été fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un insensé qui a bâti sa maison sur le sable: la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison, et elle est tombée, et grande a été sa ruine.” (Mat 7, 15 à 27)
Il y a aussi la parabole du semeur (Mat 13, 3 à 9) que tout le monde connaît et que Jésus prend la peine d’expliquer aux douzes, tout comme Il le fera plus tard à ses mystiques. On peut citer aussi les paraboles du bon grain et de l’ivraie (Mat 13, 24 à 30), du grain de sénevé, du levain dans la pâte, du trésor caché, du filet qu’on jette dans la mer... (Mat 13, 31 à 46)
Plus tard, ayant appelé la foule, il leur dit: “Écoutez et comprenez! Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme.” Alors ses disciples vinrent à lui et dirent: “Savez-vous que les Pharisiens, en entendant cette parole, se sont scandalisés?" Jésus répondit: “Toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste, sera arrachée. Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles. À une demande de Pierre, Jésus dit: “Êtes-vous encore, vous aussi, sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche passe au ventre et est rejeté aux lieux secrets? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme. Car c'est du cœur que viennent des pensées mauvaises: meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes. Voilà ce qui souille l'homme; mais manger avec des mains non lavées, cela ne souille point l'homme.” (Mat 15, 11 à 20)
On pourrait aussi rappeler la parabole de la Brebis égarée (Mat 18, 11 à 14), celle sur le pardon (Mat 18, 23 à 35), ou encore les vierges sages et les vierges folles, les deux fils à qui le père demande un service dans sa vigne, (Mat 21, 28 à 31) et la description du jugement dernier,(Mat 25, 1 à 30) ou lorsque Jésus prédit la fin de Jérusalem et la fin du monde. (Mat 24, 1 à 44)
Tout au long de sa prédication Jésus s’adapte à ses auditeurs et utilise le langage qu’ils peuvent comprendre: il utilise une comparaison ou une parabole, et immédiatement il explique. C’est exactement ce qu’Il fait aussi avec les saints mystiques qui, d’ailleurs, n’hésitent pas poser des questions quand ils ne comprennent pas bien ou pas du tout. Et Jésus, -ou la sainte Vierge- éclaire les images, les couleurs, les formes, et parfois même les mouvements.
Si l’on y réfléchit bien, Jésus n’est-il pas le plus grand des mystiques ?

Paulette Leblanc

04 mai 2007

MESSAGE URGENT !

Message du 3 mai 2007

La Vierge Marie a dit:
“Je viens vous demander de commencer dès demain une neuvaine.”

Mes enfants,
Je suis Notre-Dame de Fatima, et je viens vous demander de commencer dès demain une neuvaine afin de m’offrir mes enfants du Portugal, de Chine et de Russie pour différentes raisons, mais aussi pour une même cause : la protection du Monde.
Pendant neuf jours priez-moi ainsi :

Ô Marie, notre Mère tendrement aimée,
Toi qui est venue nous trouver,
Afin de préserver la survie du Monde entier,
Toi que nous prions chaque jour avec amour,
Nous t’en supplions,
intercède afin de protéger toutes les nations du Monde,
et tout spécialement le Portugal, la Chine et la Russie.
Que le Monde entier se consacre
aux Cœurs Unis de Jésus et de Marie.
Amen.

Notre-Dame de Fatima prie pour nous, protège-nous.
Notre-Dame de Fatima intercède pour nous.
Notre-Dame de Fatima prends pitié de nous.Amen

Mes enfants,
Bienheureux ceux qui ont pu voir ma présence à leurs côtés.
Bienheureux ceux qui me voient encore aujourd’hui.
Bienheureux tous ceux qui croient sans m’avoir jamais vue.
Bienheureux les cœurs tout offerts à leur Maman, ces cœurs-là auront toujours la tendresse que j’ai offerte à Jésus au plus profond d’eux-mêmes et seront pour mon Fils des refuges d’amour, toujours prêts à accueillir les demandes de Dieu le Père.
Amen.

Mes enfants, je vous bénis. Offrez ce message à mes enfants, sur le site et sur le prochain livret.
Moi, Marie, je me penche inlassablement sur vous, venant vous prévenir, vous guider, vous protéger, venant nourrir mon Cœur de Mère de chacune de vos prières, de chacun de vos mots d’amour, de vos douces intentions, de tout ce que vos cœurs viennent déposer dans mon Cœur.
Amen.

Merci Marie.

03 mai 2007

VERONIQUE GIULIANI

Une grande mystique du XVII siècle


Sainte Véronique Giuliani, abbesse des Capucines (1660-1727)
Parmi les grandes mystiques qui ont à la fois édifié et étonné le mode chrétien, Véronique eut une place à part. Peu de saints ont reçu comme elle la mission de souffrir ; c'est par là qu'elle est monté`a un degré vraiment vertigineux de sainteté et de sacrifice.
Elle naquit à Mercatello, petite ville située aux pieds des Apennins, dans une vallée profonde, le 27 décembre 1660. Les époux Giuliani eurent sept filles, dont Véronique qui reçut au baptême le nom d'Orsola (Ursule),fut la plus jeune.
Dès sa naissance elle vécut dans une atmosphère de souffrance et de surnaturel ; en relations presque continuelles avec l'Enfant Jésus, lui donnant en ces préludes naïfs et charmants de son union mystique tout l'amour de son âme. A six ans elle perdit sa mère, la pieuse Bernedetta, qui avant de mourir rassembla ses cinq filles ( deux d'entre elles lui avaient déjà été ravies par la mort) elle leur dit qu'elle voulait leur laisser un dernier testament comme preuve de son affection, et leur montrant le crucifix qu'elle tenait en mains, elle légua à chacune une plaie du divin Crucifix ; Orsola eut la plaie du cœur.
A dix sept ans, triomphant de tous les obstacles, elle entra chez les Capucines de Citta di Castello ; c'est alors surtout que commence pour elle cette vie si mystérieuse qu'on pourrait douter de sa véracité, si les témoignages qui nous la rapportent, le journal de sa vie et les témoignages recueillis pour sa canonisation, n'étaient pas irrécusables. Amante éperdue de la passion du Christ, elle en porta les blessures dans son corps et dans son âme durant sa vie. Durant trente-trois années les souffrances qu'elle endura sont inimaginables et presque incompréhensibles.
“Après ma mort ― avait-elle dit ― vous ferez de mon corps ce que vous voudrez.” Or ceux qui avaient connu Véronique, rappelèrent les merveilles des stigmates qu'elle avait reçus, l'odeur suave de la blessure du cœur, et le miracle suivant sur lequel les médecins appuyèrent : elle garda ses plaies vives et saines comme des plaies nouvellement faites. Or il est impossible qu'une plaie reste vive sans, enflammer ou s'envenimer; elle doit, ou se cicatriser ou devenir purulente. Les plaies de Véronique avaient un caractère absolument phénoménal.
Il fut décidé qu'on ouvrirait le corps virginal. Devant une assistance respectueuse et émue, le médecin et le chirurgien qui avait soigné Véronique constatèrent d'abord, au côté gauche, la cicatrice d'une blessure. Ils constatèrent que cette blessure avait dû être profonde et atteindre directement le cœur. Le cœur extrait, il fut constaté que la blessure le traversait de part en part. On l'ouvrit et à l'admiration des assistants, il s'y trouva à la partie supérieure différents signes formés d'une matière dure et brune comme des muscles durcis. Ils dessinaient parfaitement les instruments de la Passion tant de fois décrits par la sainte. On y retrouva, la bannière avec les initiales I et M, les clous, le roseau, la couronne d'épines, les sept épées des douleurs de Marie, une petite flamme, la croix avec la lettre C. L'examen de cette partie du haut du cœur ayant duré longtemps, on n'ouvrit pas le reste, mais on procéda tout de suite aux obsèques. On se borna à constater le déplacement de l'os de l'épaule et son réfléchissement ainsi que la blessure faite par le poids d'une croix invisible. On examina aussi les stigmates des pieds des mains, et le procès-verbal, dressé et signé par les témoins, devint une preuve indéniable de la véracité des miracles de la vie de Véronique, et si les souffrances de son corps durent être ouies, qui pourrait dépeindre celles de son âme !
Elle mourut le 9 juillet 1727 ; à l'aube de ce jour d'été, Véronique après trente-trois jours d'un long supplice, était là, couchée sur son lit, toujours calme, mais si faible qu'on percevait à peine son souffle à son confesseur se penche vers elle, et lui montant le ciel qui rosit. “Allons, sœur Véronique, lui dit-il, soyez heureuse, vous allez rejoindre Celui que vous avez tant désiré !” La sainte ouvre les yeux, radieuse, mais son regard se fixe avec insistance sur le prêtre, il le suit partout, il demande une grâce, mais laquelle. Le père cherchait sans rien trouver. Il priait, reprenait les prières des mourants, suggérait des pensées dévotes, et toujours les yeux suppliants de Véronique s'attachaient à lui.
Tout à coup il comprit, Dieu lui faisait saisir le désir de sa servante. Il se souvient que bien des fois, Véronique lui avait dit qu'elle ne voudrait pas quitter ce monde sans sa permission, voulant, comme son époux Jésus, être obéissante jusqu'à la mort. S'armant d'abord d'une voix vive, le cœur ému devant ce mystère de vertu surhumaine, il dit à la mourante : “Sœur Véronique, si le bon plaisir de Dieu veut vous reprendre ici-bas et s'il est agréable à Sa Majesté divine que l'Ordre de son ministre intervienne ici, je vous donne cet ordre.”
A peine le Père eut-il prononcé ces paroles solennelles qui marquaient la fin des trois heures d'agonie, subie comme Jésus sur la croix, que Véronique regarda ses filles assemblées comme pour leur dire un dernier adieu et, baissant la tête, elle rendit l'esprit. Elle avait 77 ans, elle en avait passé 50 en religion et elle terminait la onzième année de son gouvernement d'abbesse. Elle fut canonisée le 26 mai 1839.


Tiré des Fleurs Franciscaines Vol.2. P. 122-126.

19 avril 2007

JE CHANTE POUR DIEU


Je chante pour mon Dieu, je chante son Amour,
je chante sa bonté,je chante sa beauté.
Je chante sa patience,
je chante sa douceur et sa délicatesse, et sa Miséricorde...

Je chante sa tendresse, sa force,
sa puissance, mais aussi son pardon...
Je chante son Amour, je chante sa richesse.
Je Le chante pour sa création, ses dons et ses commandements.
Je Le chante pour ses saints et ses anges, et la vie éternelle.

Mais je Te chante aussi Jésus d’être venu chez nous,
et d’avoir partagé notre vie,
D’avoir vécu nos peines, d’avoir vécu nos joies, d’avoir partagé nos misères.
Je Te chante Jésus de nous avoir montré le chemin de la vie,
le chemin de la vérité,
Je Te chante Jésus, car le Chemin, c’est Toi,
Je Te chante Jésus, Tu es aussi la Vie,
Tu es toute ma vie.

Je Te chante Jésus d’avoir souffert comme nous,
d’avoir pleuré sur tes amis,
Je te chante Jésus d’avoir compris les pauvres,
tous les pauvres de coeur,
de les avoir aimés, de les avoir bénis,
de leur avoir rendu toute leur dignité d’homme.
Je Te chante Seigneur, car pour Toi nous sommes tous des pauvres.
Il n’y a pas de riches pour Toi, tous les hommes sont des pauvres,
et Tu les aimes tous.

Je te chante Jésus d’avoir pris nos péchés,
de les avoir portés avec Toi sur la Croix.
Je Te chante Jésus de les avoir expiés pour nous sur le bois de ta Croix.
Pour nous Tu T’es offert au Père,
Pour nous Tu es allé sur le Chemin terrible,
le chemin de la Croix et de la Rédemption.

Je Te chante Jésus, car avant de mourir et de ressusciter,
Tu nous donnes ta Mère.
Je Te chante Jésus, Tu nous réconcilies avec Dieu notre Père.
Que mon chant Te console ô Jésus,
mon pauvre chant d’amour qui ne dit que “Je T’aime”.

Permets que je Te suive Jésus, partout où Tu voudras
Sur tes chemins de vie, sur tes chemins de pleurs,
de souffrance et de mort,
Sur tes chemins d’amour et tes chemins de paix.
Avec Toi fais-moi Eucharistie, fais-moi hostie cachée,
Fais-moi hostie pour Toi, pour que je Te console.
Fais-moi Eucharistie pour que mon chant d’amour sans fin Te rende grâce,
A Toi qui es l’Amour.

MÉDITATION

Nicodème

Curieux ! Je pense soudain à Nicodème que j’aime particulièrement. Je pense à Thomas, et à tous ceux qui ont commencé par s’instruire ou à avoir des preuves avant de s’engager. Brave Nicodème : tu vas toi-même rencontrer Jésus. De nuit, paraît-il ! Mais qu’est-ce que cela peut faire ? Tu voulais éviter la foule, mais surtout tu voulais avoir du temps avec Jésus. On ne peut aborder des sujets difficiles que si on a un peu de temps devant soi. Sinon, on reste à la superficie des choses.
Nicodème veut savoir. Il est docteur en Israël ; il connaît les écritures, et Jésus l’intrigue : serait-ce Lui le Messie tant attendu ? La question est tellement grave qu’elle doit être réfléchie longuement; on ne peut pas s’engager sur des racontars, des rumeurs qui circulent dans les foules. Il faut pouvoir poser ses questions longuement et recevoir les réponses avec attention. Oh ! que je t’aime, mon cher Nicodème ! Tu veux savoir, tu dois poser des questions sur ce qui te tracasse ; tu dois voir Jésus de près et tranquillement : donc tu iras le voir de nuit. Et Jésus t’accueille. Jésus prend la peine de t’écouter, et Il te répond, parfois sans complaisance : “Comment ! Toi un maître en Israël, tu ignores ces choses ?” Mais toi tu écoutes, tu t’humilies devant Jésus et toi aussi tu constates : “Jamais homme n’a parlé comme cet homme !”
Pourquoi chaque fois qu’on parle de Nicodème on insiste plus sur le fait qu’il soit allé trouver Jésus de nuit que sur le reste de la conversation. Cher Nicodème, la plupart du temps l’Évangile t’oublie ; on ne te retrouve qu’au pied de la croix, et chez Pilate pour demander le corps du Crucifié. Étonnant et merveilleux courage ! Et quelle leçon pour nous. Avant de répandre des rumeurs, des idées, il faut d’abord s’informer afin d’être en mesure de chasser le doute. Il faut avoir approfondi un sujet ― peu importe de quelle façon ― pour être en mesure d’en parler et d’apporter un jugement sain : c’est de la simple honnêteté.
Saint Nicodème ! Je crois avoir le droit de te nommer ainsi car être honnête avec soi-même et les autres n’est pas un signe de couardise, de peur, de manque de courage, mais plutôt d’honnêteté. Et le courage, le vrai courage, tu le possédais beaucoup plus que tous ceux qui se sont enfuis pendant la Passion de Jésus. Alors pourquoi ont-ils comme occulté tes démarches ? Pourtant, tu nous rends tellement de services quand, comme toi, nous avons besoin de nous faire éclairer. S’il n’y avait pas eu Nicodème, qui nous aurait dit “qu’il nous fallait renaître de l’eau et de l’Esprit” ?
Jésus, tant de gens, qui au départ étaient de grands incroyants, sont devenus chrétiens parce qu’ils T’ont rencontré. “Dieu existe : je l’ai rencontré,” a dit André Frossard. Beaucoup de “grands hommes” ont dit des choses comparables. À d’autres personnes il fut donné de ressentir des évènements extérieurs probants : ainsi, la lecture des Actes des Apôtres nous dit : “Comme leur prière se terminait, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis de l’Esprit-Saint et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.”
Dieu se manifeste clairement à certaines personnes. La terre tremble pour manifester l’Esprit. Oui, Seigneur, nous avons vraiment besoin des preuves de ta présence, de ton existence, car nous sommes aveugles et sourds. Jésus, tant de gens de notre génération sont incapables de voir Dieu que d’ailleurs ils refusent. Et pour nous, qui nous disons chrétiens, c’est souvent comme si nous étions aveugles ou sourds. Sauf peut-être devant certaines découvertes scientifiques qui nous mettent au pied du mur. Jésus, manifeste-Toi, car nous avons besoin, de fortifier notre foi. Je crois, Seigneur, mais viens en aide à mon manque de foi ! Seigneur ! Manifeste-Toi pour que le monde croie !
Seigneur, fais que nous imitions parfois saint Nicodème, et que, comme lui, nous sachions aller Te trouver de nuit, pour avoir plus tard le courage d’être au pied de Ta croix ou chez Pilate en train de réclamer ton Corps pour le déposer dans une sépulture digne.
Paulette Leblanc

19 mars 2007

CHAOS DANS LA DOCTRINE

CHAOS DANS LA DOCTRINE, DANS LA MORALE,
DANS LA LITURGIE
* * * * *

Reprenons, mon fils, Je suis Jésus, écris.
J'ai déjà dû te parler de chaos et c'est vraiment le cas de parler de chaos, dans la doctrine, dans la morale et dans la liturgie.
On a prétendu tout changer, mais tout changer dans un sens anti-conciliaire, car telle est la substance des faits. Or, tu sais bien ce que signifie le mot « substantia » ... la substance réside sous les accidents. De même, tout aussi cachée doit demeurer l'intention d'agir en opposition avec le Concile ; bien manifeste par contre doit figurer la volonté de tout réformer en conformité avec le Concile, de sorte que toute l'œuvre de régénération spirituelle chaudement voulue et recommandée par le Concile, est devenue une action de dissolution du grand patrimoine de la Révélation et de la Rédemption toute entière.
Voici donc pourquoi s'affirment sous les plus insidieux prétextes un très grand nombre d'erreurs théologiques, dogmatiques et morales, par lesquelles on a entamé substantiellement la Bible, au point qu'il suffirait d'accepter seulement quelques-unes des si nombreuses hérésies affirmées, pour faire tomber toute la crédibilité de la Bible elle-même, et, une fois la Bible frappée mortellement, logiquement l'Evangile non plus ne se maintiendrait pas avec tout son contenu.
Chaos doctrinal donc, et non éclaircissements ou découvertes de nouvelles présentations des vérités bibliques ou théologiques. Mais ici, il ne faudrait pas un simple message, mais plutôt un grand traité pour mieux expliquer le nombre et la substance de toutes les erreurs et de toutes les hérésies sorties des lèvres torves de beaucoup de théologiens modernes.

La Vérité et la Justice prévaudront sur le mensonge et l'hypocrisie

Chaos doctrinal poussé au paroxysme, au nom de la liberté de pensée et de parole, comme si la liberté était une chose dont on puisse se servir sans discrimination aucune, pour le bien comme pour le mal, pour la vérité comme pour l'erreur.
Dans mon Eglise nouvelle, cet abus de la liberté devra cesser. Ce n'était pas contraindre la liberté que d'interdire la diffusion des hérésies tendant à entraîner les âmes loin du plan et du mystère du salut. Non, c'était seulement contenir dans son juste usage le don de la liberté, de même qu'il n'est pas mal d'interdire et de punir sévèrement ceux qui, au nom de la liberté voudraient répandre des bactéries porteuses de mort. Est-ce que les hérésies n'apportent pas la mort aux âmes, dont la vie est bien plus précieuse que la vie des corps ?
Quand les hommes se décideront-ils enfin à ouvrir leur coeur et leur âme au bien et à la vérité et prendront-ils conscience de l'humiliante condition où ils vivent ?
Ils parlent de liberté et ils sont liés, coeur, âme et corps à la plus féroce des tyrannies, celle de Satan.
Dans mon Eglise nouvelle, devront être rétablies les me­sures disciplinaires pour qui abuse de la liberté, don de Dieu, dans le but de jeter l'homme dans l'humiliante et avilissante sujétion aux puissances du mal.
Beaucoup, en lisant ce message, à l'exemple des prêtres du Temple, déchireront leurs vêtements et, scandalisés, crieront au blasphème ; mais peu importe, ce qui compte vrai­ment, c'est que la Vérité et la Justice prévalent sur le mensonge et l'hypocrisie.

Pour beaucoup de mes ministres il n'y a plus de péché !

Mon fils, chaos, oh oui, chaos dans la Loi de mon Eglise, de sorte qu'aujourd'hui pour beaucoup de mes ministres,
il n'y a plus de péché ; donner la vie ou l'ôter est la même chose !
Beaucoup de mes ministres communisants, lecteurs assidus et appliqués de périodiques et journaux marxistes, pensent réellement ainsi, et également quelques évêques pensent ainsi.
Pour ceux-là est licite même la légalisation du massacre de millions d'innocents... Cela crie vengeance devant Dieu, et peut-être changeront-ils d'idée lorsqu'ils perdront eux-mêmes la vie, mais il sera trop tard pour eux de comprendre ce que vaut la vie d'une créature humaine.
Mon fils, chaos, et comment ! Même des évêques ont fait bon visage à la plus infâme parmi toutes les lois humaines, où l'on a confondu l'amour charnel avec l'amour commandé par Dieu, en tant que suprême Loi contenant toute la Loi ancienne et nouvelle, avilissant ce grand Commandement par les plus répugnantes concessions sur le terrain moral, planifiant le licite et l'illicite, le bien et le mal, à l'encontre de la clarté et de la netteté sans équivoque de mes Commandements et Préceptes.
Si ce n'est pas là un chaos, qu'est-ce qu'on devrait appeler chaos ?
Fils, Je vois que tu es fatigué, nous reprendrons demain, maintenant Je te bénis et avec toi Je bénis tous ceux qui collaborent à la préparation de ce VIème volume, et avec Moi te bénit ma Mère qui, Elle aussi, se réserve de te parler.
15 Novembre 1978

Ottavio Michelini ; “Messages de Jésus à ses Prêtres

10 mars 2007

DES TEMPS PÉRILLEUX VIENDRONT

Commentaire eschatologique
Où est donc l'optimisme pour la fin des temps ? Quand le Seigneur prédit que l'erreur aura couvert toute la terre, de sorte que même les élus risqueront à chaque pas d'être trompés par les faux chrétiens et les faux christs qui existeront partout, comment pourrions-nous être optimistes pour l'avenir ? Comment pourrions-nous être optimistes pour l'avenir quand le Seigneur prédit la multiplication de l'iniquité et le refroidissement de l'amour des hommes ?
Certes, il y a la perspective de l'union des «Églises», pour l'union de tous ceux qui viennent en son nom et en induisent plusieurs en erreur. Mais voyez « que personne ne vous induise en erreur... voilà, je vous l'ai prédit ». L'union que cherchent les faux chrétiens de notre temps est l'une des plus parfaites machinations du mensonge, le piège le plus hypocrite duquel le Christ veut nous délivrer en nous rendant attentifs. Si l'union et l'expansion universelle du christianisme était le but final de l'humanité, comme eux l'enseignent, alors pourquoi le Christ prédit-Il une affliction pour ses élus, en ces jours-là ? Si toutes les nations de la terre acceptent et vivent l'Évangile, pourquoi alors le Christ dit-Il que les jours de la fin du monde seront comme les jours de Noé, où l'apostasie recouvrait toute la terre et où seulement une poignée d'hommes furent trouvés fidèles envers Dieu et entrèrent dans l'arche, symbole de l'Église ?
Si les derniers jours de la terre sont caractérisés par l'image idyllique dont rêvent les chrétiens sentimentaux et «psychiques», pourquoi alors l'apôtre Paul écrit-il ces mots à Timothée : « Sache que dans les derniers jours... » (2 Tim 3,1-5) ?
Où est l'optimisme de l'apôtre saint Paul ? Quand il écrit aux Thessaloniciens qui attendaient d'un instant à l'autre la Parousie du Christ : « Que personne ne vous séduise d'aucune manière...(c'est-à-dire que le Christ vient maintenant, immédiatement), car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant et qu'on ai vu paraître l'homme du péché (Antichrist), le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant Dieu lui-même (jusqu'alors, le Christ ne viendra pas.) Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses lorsque j'étais encore chez vous ? » Ensuite, Il continue au sujet de l'antichrist : « ...et alors paraîtra l'impie que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche et qu'il anéantira par l'éclat de son Avènement. L'apparition de cet impie se fera par la puissance de Satan avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent, parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. » « Aussi Dieu leur envoie une puissance d'égarement pour qu'ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité mais qui ont pris plaisir à l'injustice soient condamnés. » (2 Thes 2, 3-5 et 8-12).
L'avenir n'est donc pas si beau que l'imaginent - «ceux qui périssent» - et qui «n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés.» L'avenir sera caractérisé par l'apostasie, l'apostasie la plus effroyable que le monde ait jamais connu. Car ce ne sera pas une négation pure et nette de Dieu, mais une hypocrisie, une contrefaçon de la foi et de la Vérité. Mais est-ce que les pères du désert et toute la nuée des saints de notre Église n'ont pas prophétisé les mêmes choses pour la fin des temps ? Voici la discussion d'un disciple avec on père spirituel, tiré de l'Evergetimos : « et le frère lui demanda : - "Comment les coutumes et les traditions des chrétiens changeront et n'y aura-t-il plus de prêtres dans l'Église pour que toutes ces choses arrivent ?" Le vénérable répondit : - "Dans ce temps, l'amour de plusieurs se refroidira et il y aura une grande affliction : des invasions de nations et des mouvements de peuples, l'apostasie des rois, le gaspillage des prêtres, la négligence des moines ; les supérieurs mépriseront leur propre salut et le salut du troupeau ; tous seront prompts et importants pour les banquets, bagarreurs, paresseux pour la prière, prompts à la médisance, très disponibles à critiquer la vie des vieillards, n'écoutant pas leurs paroles et ne les imitant pas, mais plutôt se moquant d'eux et disant : "si nous avions vécu de leur temps, nous aurions lutté nous aussi". En ce jour, les évêques seront respectueux envers les puissants, faisant un jugement en recevant des cadeaux et en ne défendant pas le jugement du pauvre ; ils affligeront les veuves et opprimeront les orphelins. Dans le peuple entrera l'incrédulité, la prodigalité, la haine, l'inimitié, la jalousie, la rivalité, le vol, l'ivresse". Le frère demanda : - "Que fera-t-on en ces temps et à cette époque ?" Le vénérable répondit : - "En ces jours-là mon enfant, celui qui peut sauver son âme, qu'il la sauve et il sera appelé grand dans le Royaume des cieux.»
De ces prophéties accomplies pour une grande part, on peut très clairement avoir une idée sur la conduite de l'humanité. Son avenir est une faillite spirituelle où « l'amour envers Dieu et le prochain sera refroidi et les hommes deviendront à l'extrême égoïstes, amis de l'argent, orgueilleux, blasphémateurs, amis du plaisir. »
Mais cette faillite spirituelle ne se présentera pas si effrayante qu'elle est, elle sera recouverte d'une magnifique apparence de religiosité. Les gens, couverts d'ulcères spirituels auront pourtant « l'apparence de la piété ». Nombreux seront ceux qui prêcheront au nom du Christ et qui tromperont avec leur fausse piété et religiosité « ceux qui périssent », ceux qui n'ont pas dans leur cœur l'amour de la vérité pour pouvoir distinguer, sous la forme de la brebis, le loup.
D'autre part, à la fin des temps, ces faux christs et ces faux prophètes feront accompagner leur prédication de signes et de grands prodiges accomplis par la puissance de Satan (spiritisme, magie, fakirisme, etc.). Quand la corrosion gagnera la foi des grandes masses de l'humanité et que les âmes seront préparées par ces faux prophètes, alors se révélera celui qu'attendaient et attendent encore les Juifs, celui auquel pendant des siècles l'humanité a préparé le chemin, celui qui deviendra le symbole et le Dieu de toute la génération perdue des derniers hommes, « l'homme du péché », du grand péché satanique de l'esprit, le fils de la perdition, celui qui sera adversaire, et, comme Lucifer, orgueilleux et au-dessus de tout ce que les hommes auront respecté jusqu'alors. Il s'assoira dans le temple de Dieu comme Dieu, avec une puissance terrible, avec des signes et des prodiges qu'il fera par la puissance de Satan, il démontrera aux esprits myopes et enténébrés des hommes que c'est lui qui est dieu, et pas un autre. C'est lui qui réalisera l'union, si désirable pour les sentimentaux. C'est devant son propre trône que les hommes de toutes les religions et de tous les courants « spirituels » se courberont pour l'adorer et fraterniser. C'est lui qui unira sous son sceptre toutes les nations de la terre car « ...il lui fut donné une autorité sur toute tribu et peuple, langue et nation et tous ceux qui habitent sur la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'est pas inscrit dans le livre de vie de l'Agneau immolé... » (Ap 13, 7-8). Pour les hommes du monde, cette perspective d'un état universel, d'une religion universelle, est quelque chose de très agréable. Il se passe la même chose pour ceux qui aujourd'hui, désirent l'union « des Églises » et ne prêtent aucune attention à la vérité. Pour ces derniers, les questions dogmatiques ne sont pas autre chose que des byzantinismes futiles. Mais « pour cela, Dieu leur enverra une énergie d'égarement pour qu'ils croient au mensonge afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité soient jugés, ceux qui ont pris plaisir à l'injustice » (2 Thes 2,11).

Alexandre Kalomiros
Bulletin orthodoxe n° 10 de septembre 1980

17 février 2007

UNE MYSTIQUE OUBLIÉE

Marie LATASTE

Marie est née à Mimbaste dans le département des Landes à quelques kilomètres de Dax le 21 février 1822.
Elle est née de paysans très pieux. Selon ses indications, elle nous dit qu'ils étaient modestes. Son savoir ainsi que celui de ses deux soeurs se limitait à lire,écrire, coudre et filer. Leur maman leur avait également légué la foi chrétienne et ses vertus.
Jésus-Christ avait décidé de révéler son enseignement afin de le transmettre à tous. La communion faite à l'âge de 12 ans a été un tournant de sa vie. Un an plus tard, il lui semblera voir sur l'autel, au moment de l'élévation une lumière brillante.
A la lutte incessante contre les tentations dont Marie était soumise, la jeune fille redoublait de vigilance. Puis à l'âge de 17 ans, les tentations disparurent : "Le tabernacle de Jésus est le lieu où j'aime à me retirer, à me cacher, à prendre mon repos. J'y trouve une vie que je ne saurais définir, une joie que je ne puis faire comprendre, une paix telle qu'on n'en trouve pas sous les toits hospitaliers des meilleurs amis..."
A la fin de l'année 1839, alors qu'elle entrait dans l'église de Mimbaste et vit Notre-Seigneur sur l'autel. "Il était environné de ses anges,mais comme voilé par un nuage lumineux qui empêchait de le distinguer parfaitement".
Au cours des différentes rencontres, Jésus l'instruisit des divers mystères, des souffrances de sa passion, lui présenta la très Sainte Vierge. Jésus la soutenait, l'aidait mais également la réprimandait.
"Je vis alors, dit-elle son visage devenir sérieux et ses yeux me regarder fixement. Il s'arrêta, et me dit d'un ton irrité : "Qui es-tu pour recevoir avec tant de négligence les paroles que je t'adresse ? Fille pleine d'orgueil, te connais-tu bien toi-même ? Tu n'es que néant, péché et corruption, et c'est ainsi que tu prêtes l'oreille à ma voix ? Penses-tu que ce soit à cause de tes mérites que je viens converser avec toi ? C'est par un effet de ma miséricorde que je viens t'instruire. Cette instruction ne t'est point due. Garde-toi de la mépriser, garde-toi de t'enorgueillir, garde-toi de t'élever pour cela au-dessus d'autrui
Ma parole ne te sauvera pas seule, il faut ta coopération. Ma parole ne te donnera pas de mérite, ton mérite sera de correspondre à ce qu'elle te dira..."

Son confesseur, homme de grande sagesse et curé de la paroisse, la guida durant les premières années, M. l'abbé DARBOS, puis ce fut M. l'abbé Pierre DARBINS qui vient le remplacer. Jésus avait recommandé à Marie de ne rien caché au directeur qu'il lui avait choisi. Il soumit Marie Lataste à différentes épreuves d'obéissance et d'humiliation.L'abbé Darbins sollicita le directeur et professeur de théologie au grand séminaire de Dax. Ils lui demandèrent de mettre par écrit tout ce qu'elle avait vu et entendu par le passé et de tout ce qu'elle verrait, entendrait et éprouverait à l'avenir.
Malgré cette tâche très difficile pour une jeune fille sachant à peine écrire, mais avec le soutient de Jésus Christ, Marie Lataste, relata en dehors de son travail à la ferme, sur les cahiers qui ont permis à M. l'Abbé Darbins de publier, avec l'accord de Monseigneur l'Évêque d'Aire et de Dax.Quatre éditions de "La vie et des oeuvres de Marie Lataste" ont été publiées entre 1862 et 1872.
Des difficultés, des doutes, des épreuves nombreuses ont jalonné le chemin de Marie Lataste. Mais, Jésus était présent pour l'aider : "Les paroles que vous entendez ne sont pas de vous, elles m'appartiennent ; vous ne faites que les écrire. Vous n'êtes rien, vous ne pouvez rien par vous-même ; mais je suis tout, je puis tout, je règle tout, je prends soin de tout, et les plus grandes choses comme les plus petites entrent dans les desseins et l'économie de ma sagesse, de ma providence et de ma miséricorde..."
Le 21 février 1844, Marie Lataste donne la propriété pleine et entière de ses écrits à son directeur l'abbé DARBINS. "C'est à vous, disait-elle le même jour à son directeur, de juger comment, de quelle manière et en quel temps vous pourrez vous servir de mes cahiers pour faire le bien ou s'il ne vaut pas mieux les détruire."

16 février 2007

LA SAINTE MESSE

GLORIFICATION DE DIEU ET SANCTIFICATION DES ÂMES
PAR LA SAINTE MESSE

La sainte Messe représente pour Dieu un immense courant de gloire qui s’élève de l’autel vers lui, et pour les hommes un immense courant de grâces qui descendent de l’autel sur eux. Comment, en assistant à la Messe, pourrons-nous capter pour notre compte toutes ces forces, afin de glorifier par là, infiniment, la très Sainte Trinité et de nous sanctifier pleinement ? C’est l’objet de ce travail. Et tous les fidèles en comprendront l’importance puisqu’il y va de l’honneur de Celui qui est trois fois saint et de notre propre bonheur qui consiste précisément à glorifier Dieu en nous sanctifiant.
Les Saints ont tous été dévorés du désir de rendre au Très-Haut la plus grande gloire – “qu’en toutes choses, dit saint Pierre, Dieu soit glorifié” – et d’acquérir par là même le plus grand nombre possible de grâces. La participation active au Saint Sacrifice est le moyen par excellence d’obtenir à la fois ces deux résultats et d’une façon plus intense que par n’importe quel autre moyen. On lira donc, avec intérêt, l’explication que nous allons donner d’une méthode qui permet de faire nôtre d’une façon infaillible cet acte sublime auquel si souvent nous assistons sans en prendre suffisamment conscience. Cette méthode, c’est la méthode de la Sainte Église elle-même. De là sa si grande efficacité. Cette bonne et sainte mère a reçu de Dieu les grâces d’état pour conduire ses enfants, et elle a bien voulu nous apprendre comment il faut assister à la Messe pour qu’elle devienne vraiment “notre Messe”. Il ne nous reste donc qu’à dire avec saint Benoît : “Écoute, ô fils, les préceptes de celle qui parle au nom du Maître, incline l’oreille de ton cœur ; reçois volontiers l’admonition de cette bonne mère et remplis-la efficacement”.
Dom Gaspar Lefebvre, o.s.b.

10 janvier 2007

BENOIT XVI N'IRA PAS A FATIMA EN OCTOBRE

Mardi, 9 janvier 2007-01-10 16 h 30

Le Saint Père Benoît XVIn’ira pas à Fatima en 2007

Le porte-parole de la Conférence Épiscopale Portugaise vient de communiquer, à Fatima, que le Saint Père Benoît XVI n’ira pas à Fatima en cette année 2007.
Don Carlos Azevedo a affirmé que, après l’invitation de la Conférence Épiscopale Portugaise et de l’évêque de Leiria-Fatima, et de la présence de Don António Marto à l’audience générale du 13 décembre 2006, la Secrétairerie de l’État du Vatican a informé la Conférence Épiscopale Portugaise de l’impossibilité d’un voyage du Saint Père à Fatima en octobre 2007, à l’occasion de la clôture des célébrations du 90e anniversaire des Apparitions et l’inauguration de l’église de la Très-Sainte Trinité.
La raison invoquée est l’impossibilité de trouver un créneau dans l’agenda déjà bien chargé, d’autant plus que le Saint Père cherche aussi à restreindre ses sorties.
E,n tout cas, Sa Sainteté a informé qu’il enverra à Fatima un légat à l’occasion des célébrations du mois d’octobre et a également manifesté le désir de venir à Fatima à une autre occasion.
Il appartient maintenant à la Conférence Épiscopale Portugaise de présenter le proposition d’un légat à Sa Sainteté, qui sera analysée, ensuite, par la Secrétairerie de l’État du Vatican.
Les déclarations de D. Carlos Azevedo ont été faites à la communication sociale à la fin de la réunion du Conseil Permanent de la Conférence Épiscopale Portugaise, réalisée aujourd’hui (9 janvier 2007), dans la Maison de Notre-Dame des Douleurs, au Sanctuaire de Fatima.
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Service de Presse du Sanctuaire de Fatima (Portugal)

09 janvier 2007

RÉUNION A FATIMA

Les Recteurs des Sanctuaires de France se réunissent à Fátima en janvier 2007

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L'Association des Recteurs de Sanctuaires Français (Association des Recteurs de Sanctuaires – ARS) réalisera à Fátima la 27.e édition du Congrès Annuel de l'association, qui aura lieu du 15 au 18 janvier 2007.
Outre les cent trente directeurs de Sanctuaires de France, est aussi prévue la présence à ce congrès de D. Jorge Ortiga, le président de la Conférence Épiscopal Portugaise, de D. José Da Cruz Policarpo, Cardinal Patriarca de Lisbonne, et de D. António Marto, Évêque de Leiria-Fátima.
L'idée de l'organisation du congrès dans Fátima né de l'invitation formulée par le Directeur du Sanctuaire de Fátima, Mons. Luciano Guerra, à l'Association de Directeurs de Sanctuaires Français.
« Cette réalisation (dans Fátima) est due à une invitation mien, non seulement à l'occasion de l'année du nonagésime anniversaire des apparitions de Fátima, mais aussi je mange signe de reconnaissance par l'accueil fraterno que cette association me dispense dans son congrès annuel, dans lequel participe depuis y a 23 ans », affirme Monseigneur Luciano Guerra.
À l'égard du programme, encore dans élaboration, celui-ci il inclura la réalisation de tables rondes et la présentation de conférences, les visites aux lieux des apparitions et à plusieurs espaces du Sanctuaire de Fátima et aussi le déplacement à plusieurs lieux touristiques intégrés dans la Région de Tourisme de Leiria-Fátima. Dans des termes de célébration religieuse, ils seront célébrés plusieurs Eucaristias pendant ce congrès, dans lequel il aura encore lieu à Assembleia-geral de ARS.

Information divulguée par le Service de Presse du Sanctuaire de Fatima.